
Durant notre voyage au Cambodge, la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande est infranchissable pour des raisons géopolitiques.
Par conséquent, on oriente notre itinéraire de manière à traverser le Cambodge pour ensuite gagner le Laos, avant de visiter la Thailande. Mais on y est pas encore ! Dans cet article, nous dévoilons notre traversée du sud au nord en bus et train au Cambodge.
Pour en revenir au Cambodge, malgré nos déboires de la veille, on espère toujours rejoindre Kampot.
Phnom Penh → Kampot : enfin le départ en minivan
Distance : 160 km
Départ : Phnom Penh 10h30
Arrivée : Kampot 14h00
On pense avoir trouvé d’où partent les bus pour Kampot, et on a même demandé confirmation à l’hôtel : tous les feux semblent au vert.
Nous reprenons donc un tuk-tuk pour rejoindre une compagnie de bus.

Le premier chauffeur nous annonce 6 dollars (24 000 riels) pour le trajet. Ce prix est exorbitant. Nous hésitons presque à lui demander s’il plaisante. Visiblement non.
Nous passons au suivant et c’est d’accord pour 4 000 riels (1 dollar), prix conseillé par l’hôtel. Nous sommes dans les clous. Bagages chargés sur la galerie du tuk-tuk, nous voilà partis.
Vingt minutes plus tard, on arrive à la compagnie de bus… qui nous annonce ne pas desservir Kampot. Oups !
On fait signe au chauffeur de tuk-tuk, déjà prêt à repartir. Il revient, comprend la situation, passe quelques appels puis nous propose finalement une autre solution : 15 dollars par personne pour aller à Kampot, départ imminent.
On lui explique que cela nous paraît excessif, qu’un trajet coûte normalement moins de 10 dollars (on avait regardé sur internet la veille). Nous comprenons alors que, là encore, il s’agit d’intermédiaires. Le prix exact du trajet Phnom Penh – Kampot reste un mystère, mais on conclut sur 10 dollars le billet. Mais parfois, pour un ou deux dollars de plus, on paie surtout la tranquillité d’esprit.
Nous remontons donc dans le tuk-tuk, direction cette fois la vraie gare de départ. Le chauffeur ne voudra pas qu’on lui paie le trajet retour. Et cette fois, Kampot semble enfin à portée de route.

Nous voilà dans le minivan, prêts à partir pour Kampot. À la base, on ne sait même pas combien de temps doit durer le trajet.
La sortie de ville est relativement rapide ; en même temps, Phnom Penh est une capitale de taille raisonnable.
Sur le trajet, on retrouve les mêmes vendeurs ambulants qu’au Vietnam, un peu partout en bord de route.
Mais ce qui nous surprend le plus, c’est une décharge gigantesque en bord de route. Impressionnante.


La route est plutôt correcte et on fait même un arrêt au bout de deux heures.
Grande surprise culinaire cette fois : les petits en-cas proposés sont des insectes, des criquets grillés semble-t-il.
On n’avait jamais vu ça auparavant. On ne s’est pas laissés tenter sur le coup… pourquoi pas plus tard ?

L’ensemble du trajet se passe très bien et on arrive vers 14h00 à Kampot.
Retrouvez notre article sur Kampot et Bokor : rivière paisible, poivre et parc fantôme
Kampot → Sihanoukville : un train hors du temps
Distance : 100 km environ
Départ théorique : Kampot 10h40 – Départ réel : Quand le train arrive, ce jour la 11H15.
Arrivée théorique : Kampot 13h00 – Arrivée réel : Quand il arrive, ce jour la 14H00.

Notre séjour à Kampot étant terminé, on souhaite maintenant descendre la côte cambodgienne et, pourquoi pas, aller sur une île. Pour cela, il faut nous rendre à Sihanoukville, et le train apparaît être la meilleure option.

Lorsqu’on prend le train au Cambodge, c’est qu’on est sûr d’avoir du temps.
On arrive en gare en avance pour notre train de 10h40. Il n’entrera en gare qu’à 11h15 ! Mais on nous avait prévenus : à la gare, 11h40, c’est l’heure à laquelle le train est susceptible d’arriver, pas l’heure à laquelle il arrivera.
C’est quand les agents ont commencé à installer des escaliers provisoires pour monter dans les wagons qu’on a tous compris qu’il allait bientôt arriver.
Palmyre est plutôt agitée ce jour-là, elle ne veut pas rester à sa place. Alors on change de siège régulièrement. Heureusement, il n’y a pas trop de monde.


Le plus fascinant dans ce trajet, c’est qu’on peut accéder à l’avant du train et voir le chauffeur aux commandes. On roule vraiment tout doucement ; en même temps, la voie est accessible à tous, alors le chauffeur est prudent et klaxonne régulièrement.

Côté paysage, on longe le parc national de Bokor, visité quelques jours auparavant, puis la mer. C’est vraiment très beau.

Mais le plus impressionnant, c’est quand on longe les habitations à quelques mètres, voire quelques centimètres. C’est très surprenant, même après notre expérience de Hanoï. Encore une fois, on ne peut s’empêcher de penser aux trains en Chine, où la situation est à l’opposé.



On est contents d’arriver à Sihanoukville (je ne vais pas vous dire à l’heure). Cette ville va nous permettre de rejoindre l’île de Koh Rong pour profiter des plus belles plages du Cambodge et prendre un peu de vacances dans le voyage.
Retrouvez notre article : Vacances à Koh Rong depuis Sihanoukville
Sihanoukville → Siem Reap : une nuit en bus couchette
Distance : 500 km
Départ : Sihanoukville : 21h00
Arrivée : Siem Reap : 07h00
Du port de Sihanoukville, on file en tuk-tuk jusqu’à notre hôtel… où nous n’avons finalement pas de place pour dormir (ou vient de l’apprendre ce matin même sus l’ile de Koh Rong).
Dans l’après-midi, on décide d’acheter directement auprès de l’hôtel, 2 billets pour un bus de nuit qui part le soir même. Au moins on ne perd pas une journée de plus à Sihanoukville, qu’on aime pas du tout.
Une navette doit venir nous chercher, tard dans la soirée, mais elle arrive avec plus d’une heure de retard. Son chauffeur semble inquiet, alors nous aussi : pourvu qu’on ne rate pas le bus, car c’est le dernier départ de la soirée. Heureusement, le bus nous attend. D’ailleurs nous sommes les derniers : aussitôt montés à l’intérieur, le bus démarre.
Nous voilà partis pour Siem Reap, la ville proche des temples les plus célèbres du Cambodge.
Le bus est entièrement équipé de couchettes, et on s’était assurés que les couchettes soient suffisamment larges pour ne pas prendre de place supplémentaire pour Palmyre— pas comme dans le bus de l’enfer entre Ho Chi Minh et Chau Doc au Vietnam.

À l’hôtel, on nous avait conseillé de prendre la couchette du bas, mais c’était une erreur : à notre grande surprise, il n’y a pas de fenêtre.
On a l’impression d’être dans une boîte !
Ça va, on n’est pas claustrophobes, et Palmyre a même l’impression de dormir dans une cabane. D’ailleurs, elle est surexcitée. On a du mal à l’endormir.
On a finalement bien dormi, et le bus nous a réveillés au terminal de Siem Reap. Le plus dur, dans ces cas-là, c’est de devoir descendre rapidement à peine les yeux ouverts.
120 000 riel (25,50€) le trajet pour nous trois (c’est toujours gratuit pour Palmyre). Niveau rapport qualité-prix (sans compter une nuit d’hôtel d’économisée), on est quand même pas mal. Et surtout, on est content d’être à Siem Reap pour une durée indéterminée.
Retrouvez notre article : 6 jours au coeur des temples d’Angkor
Siem Reap → Kratié : détour en bus vers l’est du Cambodge
Distance : 400 km
Départ : Siem Reap : 8h00
Arrivée : Kratié 14h00

Après avoir quitté la guesthouse et remercié nos hôtes, nous reprenons le bus pour nous rendre à Kratié. Cela fait un léger détour vers l’est, mais on a encore du temps au Cambodge et Kratié nous paraît être une étape sympa dans notre traversée du pays.



Palmyre, très sage, dort la plupart du trajet. On fait une pause alors qu’on vient à peine de partir… et aucune autre pause ensuite ! Du grand n’importe quoi.

La fin du trajet nous a paru longue, mais heureusement nous étions à côté d’un couple de Français, et on a discuté tout le long.
Ça a transformé le trajet en moment convivial.
Et en plus, on arrive assez tôt à Kratié, petite ville où l’on peut apercevoir des dauphins d’eau douce et on espère avoir la chance de les apercevoir…
