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Arrivée dans la vieille ville fortifiée de Pingyao
Nous voilà arrivés dans la vieille ville de Pingyao !
Nous avions lu sur Internet que la vieille ville de Pingyao était charmante et qu’on pouvait simplement s’y balader et admirer les ruelles. Même notre colocataire du train couchette, pas très bavard, nous a confirmé que Pingyao était une ville remarquablement bien conservée en Chine
Après nos premières expériences dans les scenic areas (cliquez pour voir l’article Voyage à Turpan et alentour : Monuments Villages et Gobi Desert scenic area) et l’enterrement de papi (auquel on a assisté en visio, et oui !), on ne voulait pas s’éterniser et, exceptionnellement, nous avons réservé à l’avance trois nuits à Pingyao et le train suivant pour repartir vers la prochaine étape. C’est dire notre envie d’avancer rapidement à ce moment la…
Oui mais voilà, à Pingyao, il y a bien plus à faire que de flâner dans les ruelles et on s’y sent très bien. Si on avait su, on serait restés un ou deux jours de plus sur place. On le sait pourtant, mais cette fois-ci, on s’est fait avoir : ne jamais rien réserver à l’avance !!
À la sortie de la gare, on remarque beaucoup de taxis électriques flambant neufs. On monte dans l’un d’entre eux, et le chauffeur a l’air tout fier de son nouvel outil de travail. Nous voulons nous rendre directement dans le centre historique de Pingyao, car c’est là-bas que tout se passe et que nous avons réservé notre guest house. Petite particularité : le centre historique, d’une surface approximative d’un peu plus de 2 km², est délimité par des fortifications et les véhicules ne sont pas autorisés à y pénétrer. Il y a des petite navettes électriques payantes bien évidemment : on est en Chine !
Le taxi nous dépose donc à l’entrée de l’une des six portes de la vieille ville, dont la plupart des bâtiments datent du XIVᵉ au XIXᵉ siècle. On doit finir le trajet à pied. Malheureusement, il ne nous a pas déposé à la porte la plus proche de notre guest house et la nuit commence à tomber. Ce n’est pas grave, on découvre les vieilles ruelles de nuit et c’est déjà sublime. On a hâte d’en découvrir plus le lendemain.



Pingyao est officiellement classée comme scenic area, mais l’accès à l’intérieur des ramparts et donc la vieille ville reste libre. Nous n’avons pas eu besoin de montrer nos passeports pour entrer, ce qui nous a un peu surpris 😄
Notre guest house aussi nous vend du rêve : non seulement le prix est très abordable (comme partout d’ailleurs pour nous en Chine, ici moins de 40 euros les 3 nuits petit déjeuner compris), mais surtout, c’est un gîte traditionnel avec des bâtiments authentiques et une cour intérieure décorée de statues et de lanternes rouges.


Les chambres ont gardé leur style traditionnel avec les fameux lits kang !
Palmyre est une grande fan de ce type de lit qui lui fait comme une cabane et dans lequel elle s’éclate. Ce sera vraiment un crève-cœur pour elle de le quitter, d’ailleurs elle en pleurera…

Costumes traditionnels à Pingyao : une tradition très présente dans la vieille ville
Le soir même on découvre que l’établissement propose des séances de maquillage et la location de costumes d’époque pour ensuite prendre des photos dans la cour. À notre arrivée, pourtant tardive, plusieurs jeunes sont encore en train de se maquiller. Ça nous surprend un peu, mais en fait, c’est ultra répandu dans toute la vieille ville, et surtout beaucoup de Chinois se prêtent au jeu.
Pingyao, c’est vraiment l’incarnation parfaite de la Chine qu’on imagine depuis notre enfance, celle des contes et des dessins animés. Il n’y a pas de fausses notes : les maisons, les portes, les murailles, les ruelles, les gens, les odeurs d’encens et même les costumes : tout y est, jusque dans les moindres détails.
Du coup, en plus des décors qui semblent tout droit sortis du dessin animé Mulan (encore une fois, cf. notre article sur notre première étape à Yining), on a même les personnages. On s’y croit vraiment et c’est un peu magique.
Visiter la vieille ville de Pingyao en seulement 2 jours
Après un petit déjeuner très épicé offert par la guest house (on ne s’est presque pas servis du coup), on démarre notre première journée en déambulant au hasard dans la vieille ville. Les informations trouvées sur Internet indiquaient qu’on pouvait largement visiter la vieille ville en seulement une demi-journée. Alors on ne se presse pas, et on prend le temps de déjeuner.
On trouve même un petit temple où l’entrée est libre. Puis, au hasard des ruelles, on débouche sur un bâtiment dénommé « ancien bureau du gouvernement du comté ». Sauf que pour y entrer, il faut acheter ses billets un peu plus loin dans la rue.
Au guichet, on apprend avec effarement que le billet permet d’accéder à 24 sites, répartis un peu partout dans la vieille ville, et valable trois jours ! Sans compter deux autres temples payants en plus (temple de Shuanglin et temple de Zhenguo).
Petit hic, il est déja presque 15H00, il ne nous reste plus qu’une petite après-midi et une journée complète à Pingyao avant notre prochain train déjà réservé. Le reste de l’après-midi, nous prendrons le temps de visiter deux sites.
Le deuxième jour, je suis le seul à me lever pour me rendre au petit déjeuner. Y a de la bouffe gratuite, quand même, faut pas déconner ! Bon, surtout les œufs durs finalement, même si en Chine ils sont très souvent cuits longtemps et marinés dans du thé : ça donne une couleur marron, mais surtout un goût assez particulier.
Finalement, nous visitons les sites principaux : Rishengchang Draft Bank, temple du dieu de la ville, temple de Confucius… et même un peu plus, mais en si peu de temps, impossible de tous les faire, sachant que les sites à visiter sont parfois grands et prennent une à deux heures de visite.
Sophie maudit un peu les sites Internet qui indiquaient qu’il n’y avait rien à faire dans cette ville à part se balader. Sans oublier, la balade sur les 6 km de remparts du XIVᵉ siècle, incluse dans le billet, qui est magnifique (impossible de n’y rester que quelques minutes).
En même temps, au bout d’une journée et demie à arpenter la ville en long, en large et en travers, et malgré la beauté des lieux, à la fin on se lasse quand même un peu. Tous les sites se mélangent dans nos têtes. On a même l’impression d’avoir déjà vu certains temples alors qu’on les découvre pour la première fois. Même sur les photos, c’est quasi impossible pour nous de distinguer les différents sites.
Quitter Pingyao à contrecœur :
Disons que si on avait eu plus de temps, on aurait peut-être un peu moins couru et profité encore un peu plus de la magie des lieux.
Apparemment, beaucoup de touristes n’y passent qu’une journée, voire même une demi-journée, mais c’est vraiment dommage d’y consacrer si peu de temps. Pour tout faire, il faudrait compter au moins quatre jours. C’est pas pour rien que le billet est valable 3 jours !

Et je ne parle pas des boutiques à touristes qui ont vraiment trop la classe, notamment celle de bijoux, où les artisans travaillent juste devant les vitrines.

Alors qu’on se sent si bien dans cette ville sublime de jour comme de nuit (même s’il y a beaucoup de rues sans aucun éclairage la nuit), c’est déjà l’heure de repartir.

Le gérant de notre guest house, très gentil, nous offre une bouteille de vinaigre, spécialité de la ville, et nous conduit sur son scooter jusqu’à la sortie de la vieille ville, d’où nous pouvons prendre un taxi pour rejoindre la gare.
Palmyre a adoré cette petite virée en mobylette : la journée commence bien.
Nous quittons Pingyao et ses rues sombres, dans l’espoir de retrouver un lieu qui nous plaira au moins autant.
Pour la première fois du voyage, nous nous apprêtons à descendre plus au Sud.






























