Traverser la Chine en slow travel : Turpan – Taiyuan – Pingyao

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
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Trajet total ≈ 2800 km : Départ 15H32 – Arrivée J+1 à 16H52

1ère étape : Turpan – Taiyuan / voyage en 1ère classe

14h00, c’est l’heure de quitter notre hôtel. On rejoint la gare de Turpan en taxi avec un peu plus d’une heure d’avance sur le départ de notre train.  À la gare, nous avons les mêmes contrôles que ceux de la gare de Yining (retrouvez notre article Yining Urumqi Turpan en train ici).

Comme pour un aéroport, nous présentons nos passeports pour accéder au hall central de la gare. Cette fois, ce sont les ciseaux enfant de Palmyre qui sont mesurés : ouf ils sont conformes !

Devant les portes d’embarquement, un agent avec un mégaphone aide les gens à bien se ranger. Le « check-in » ouvre et tous les passagers attendent dans un couloir souterrain que le train arrive à quai. Au bout de 10 minutes, le train n’est pas encore là, mais ça ne devrait plus tarder car on nous laisse accéder au quai.

Il faut trouver l’emplacement approximatif de notre wagon (on demande de l’aide pour ça) et veiller à ne pas dépasser la ligne de sécurité tracée sur le quai. Le personnel reste vigilent pour éviter tout accident. 

Cette fois, nous avons pris des places en 1ère classe (Et oui nous en première, c’est dire…) car le trajet est long et on va y passer la nuit. Surtout, on espère qu’il sera non-fumeur ! Nous découvrons un compartiment couchette de 4 personnes, très propre, où les places inférieures sont déjà occupées par deux passagers.

Malheureusement, les plateformes entre les wagons sont encore des zones fumeurs et, pas de chance, notre compartiment est juste à côté d’une de ces plateformes. Le compartiment ne doit pas être bien isolé car on y respire un peu de fumée de cigarette… Malgré ça, il reste le train le plus confortable que nous ayons pris depuis notre départ de Paris.

Côté paysage, il est assez vallonné, mais surtout extrêmement désertique et semble très peu peuplé.

 

Dans le train, on nous redemande nos passeports et aussi l’âge de Palmyre : elle fait grande pour son âge et au-dessus de 6 ans, les enfants doivent avoir leur propre billet de train.

Dans les couloirs du wagon, il y a des petits strapontins qu’on peut utiliser pour s’assoir et ne pas déranger les passagers de notre compartiment. Ça tombe bien car comme on est grands, on ne tient pas bien assis sur nos couchettes supérieures. Du coup je passe presque toute l’après-midi, assis dans le couloir, à profiter du défilé des paysages mais aussi du défilé du personnel du train. Beaucoup de personnel du train circule en permanence entre les wagons : 5 personnes, 7 personnes, 10 personnes d’affilée. Ce sera comme ça tout l’après-midi.

Dans le compartiment, Palmyre et Sophie jouent avec des stickers et des autocollants. Les deux autres passagers ont dormi quasiment toute la durée du trajet. C’est l’avantage des longs voyages en train couchette en Chine (pour ceux qui n’ont pas d’enfant !).

Bien sûr, les stickers ne durent qu’un temps et Palmyre me rejoint dans le couloir au cours de l’après-midi. Je lui dis de ne pas poser ses pieds sur le rebord de la fenêtre pour mieux voir dehors car des remarques avait déjà été faites à une autre petite fille. Elles vont jouer un peu ensemble mais pas trop : ça n’a pas l’air d’accrocher entre elles.

Comme d’habitude, plusieurs personnes veulent photographier Palmyre. En fait, elles ne se gênent pas pour le faire sans nous demander. Palmyre n’est pas enthousiaste, et nous non plus, mais on laisse faire car, face à la multitude, on comprend que ce serait un combat perdu d’avance.

On aperçoit bien quelques villes, villages et industries mais ce n’est pas la majeure partie du trajet.

Sur le trajet, on remarque que quasiment tous les quais de gares sont vides, partout. Ça nous fait drôle mais c’est normal puisque personne ne peut y accéder tant que les portes d’embarquement ne sont pas ouvertes.

Finalement, le temps passe assez vite. Avant de s’endormir, l’odeur de cigarette gratte un peu à la gorge et, à 21h30, un agent toque à la porte de toutes les cabines pour dire qu’il faut faire attention à ses effets personnels… pas très rassurant.

Au petit matin, le soleil se lève plus tard puisqu’on est beaucoup plus à l’Est que TURPAN et qu’il n’y a pas de changement d’heure. En retournant dans le couloir, on retrouve le personnel qui défile.

L’ambiance est toujours aussi calme… Vers midi, on achète un petit plat à la dame qui passe dans le train et le voisin nous propose de nous asseoir sur sa banquette pour manger le déjeuner (et surtout profiter de la table qui se situe entre les deux couchettes du bas !). On échangera quelques messages mais rien de plus : l’entente est cordiale mais on a hâte d’arriver.

Plus de 30 min avant l’arrivée en gare de Taiyuan, la contrôleuse prévient tous les passagers qui descendent à cet arrêt pour leur demander de se préparer à descendre. Elle nous indique de suivre notre colocataire qui descend au même arrêt que nous. C’est plutôt sympa, comme ça on est sûr de ne pas se tromper : on n’est pas encore bien habitué au train en dehors de la France 😄.

Du coup, 30 minutes avant l’arrivée, une grande partie des passagers (nous compris) est déjà prêtes à descendre, dans le couloir avec sacs et manteaux (j’avoue que j’ai marmonné quelques mots à ce moment là). Au moins c’est efficace, personne ne rate son arrêt…

A la gare de Taiyuan, nous évacuons rapidement le quai pour nous rendre dans le hall central.

On a 3 heures d’attente mais pas question de sortir de la gare sinon on devra encore repasser les formalités.

On préfère manger tranquillement dans un fast-food du hall central et acheter des cartes à jouer « petit poney » à Palmyre. On ne comprend rien aux règles, mais on les invente, ce qui nous occupera finalement une bonne partie de l’après-midi.

En plus, Palmyre trouve une petite copine pour jouer en attendant notre train pour PINGYAO.

2ème étape : Taiyuan – Pingyao : notre premier TGV en CHINE

Pour ce deuxième et dernier train de la journée, on a choisi de tester les TGV en Chine. C’est sûr que c’est l’option la plus chère mais c’est aussi la plus rapide. En plus, les TGV  chinois ont vraiment la classe avec leur long nez effilé.

On passe le check-in avec nos passeports : on commence à avoir l’habitude de les garder dans la poche.

Ça fait très longtemps qu’on n’a pas pris de TGV en France, mais c’est vrai que ça fonce. En un rien de temps, on arrive à la gare de PINGYAO.

On montre une dernière fois nos passeports pour pouvoir sortir de la gare et en route direction la vieille ville de Pyngao !

On montre une dernière fois nos passeports pour pouvoir sortir de la gare, puis en route direction la vieille ville de Pingyao !

Pour diverses raisons que certains comprendront à travers ces articles, nous avons, pour la première fois depuis le début du voyage, réservé le train suivant avant même d’arriver à Pingyao. Évidemment, nous allons presque le regretter en approchant de l’enceinte de la vieille ville de Pingyao (dernière photo).

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