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De Paris Est à Wien Hauptbahnhof

L’euphorie des premiers instants est là. Nous marchons quelques minutes depuis la Gare du Nord et nous y voilà : la Gare de Paris-Est. C’est là que nous prendrons notre premier train de nuit pour rejoindre Vienne en Autriche. Nous allons pouvoir découvrir nos couchettes. Lors de la réservation, plusieurs options s’offraient à nous : wagon-couchettes de 4 ou 6 places, ou bien de simples places assises. L’option wagon-couchettes de 6 nous a semblé être un bon compromis entre confort et prix. C’est donc ce que nous avons choisi.
La nuit en couchettes
Nous arrivons les premiers dans le wagon. La première impression est claire : il semble bien compliqué de faire dormir six personnes dans un espace aussi restreint. Pourtant, six couchettes pour six passagers + Palmyre c’est bien ça. Les quatre autres voyageurs arrivent : un couple désireux de faire un road trip en Autriche, et deux hommes en route vers Belgrade pour un déplacement professionnel, soucieux de limiter leur empreinte carbone. Des habitués des trains de nuit.
19h20 : le train devrait partir, mais suite à un accident de personne à Château-Thierry, le départ est repoussé à 20h30. Après avoir mangé et sympathisé avec nos colocataires d’une nuit, nous décidons d’endormir Palmyre en porte-bambin, car difficile d’éteindre la lumière du wagon si tôt. Dans les compartiments, certains jouent aux cartes ou au Rummikub, d’autres tentent d’endormir leurs enfants comme nous. L’ambiance est détendue.
Puis vient le moment de se coucher. Trouver ma place est un peu difficile, car je partage ma couchette avec Palmyre. Mais nous finissons par sombrer étonnamment vite. Par deux fois, le train freine brusquement. Une fois, il s’arrête même deux heures à la suite d’un freinage d’urgence, sans pour autant réveiller tout le wagon.



Arrivée à Vienne en Autriche
Au matin, on nous annonce plus de trois heures de retard pour l’arrivée à Vienne. Une galère pour ceux qui ont des correspondances, mais ce n’est pas notre cas : nous avons le temps. Après avoir pris notre petit-déjeuner continental (inclus dans le prix du billet) Palmyre se fait une amie anglaise de son âge, et elles joueront ensemble une bonne partie de la matinée. En raison du retard, nous prendrons également notre déjeuner dans le train, accompagné d’un pain au chocolat pour Palmyre, offert par nos colocataires.

A notre arrivée à Vienne, nous découvrons, à notre insu, que la ville dispose de deux gares. Forcément nous descendons à celle qui est le plus éloignée de notre hébergement. Tanpis, nous marcherons.