Traverser la Chine : notre première étape à Yining

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
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La zone touristique de la rivière à Yining

Après toutes ces formalités, on décide de prendre la température de la ville. On ne sait pas trop où aller, mais en regardant la carte, il semble y avoir une zone assez calme avec des zones d’eau aménagées.

On demande à un taxi de nous déposer près d’un temple situé juste en face. Bon, il est juste au bord d’une grande route, du coup le cadre n’est pas super, mais quand même il a de l’allure : en le regardant, on se sent vraiment en Chine.

Le gardien nous indique que l’entrée n’est pas autorisée. C’est noté, même si nous n’avions de toute façon pas prévu d’y entrer.

Finalement, on marche un peu pour rejoindre ce qui s’appelle la « zone touristique de la rivière ». Une zone qui comporte des petits plans d’eau, des petites allées, et surtout des décors chinois en papier très colorés. Cette fois, c’est sûr, on est bien en Chine ! En revanche, aucun jeu pour enfants (c’est rare depuis le début du voyage que nous ne voyons pas de jeux pour enfants dans un parc en ville).

On y retournera un soir pour voir les décorations éclairées de nuit. On n’a pas été déçus : ça brille de partout, c’est étincelant. Ce n’est sans doute pas idéal pour la faune qui réside ici, mais c’est agréable pour faire une petite sortie nocturne.

Éviter les mauvaises surprises en taxi en Chine

Les chauffeurs de taxi étaient vraiment sympas, même si l’un d’eux nous a annoncé un prix trois fois plus élevé que celui du trajet aller (trajet quasi identique) pour le retour vers l’hôtel. Le compteur n’avait pas été allumé, probablement par oubli 😊.

Ne sachant pas trop comment cela se passe dans ce genre de situation, nous y sommes allés au bluff : nous lui avons expliqué que nous avions déjà pris plusieurs taxis dans la ville (c’était le troisième) et nous lui avons proposé une somme qui nous semblait correcte, un peu plus élevée que celle de l’aller mais inférieure à son prix. Il n’a pas insisté. On est très loin de l’arnaque de la glace d’Istanbul qui était trop bien rodé. (vous pouvez retrouver notre article qui aborde cette première arnaque ici, on s’en rappelle encore…)

Par la suite, nous avons simplement pris l’habitude de vérifier que le compteur était bien en fonctionnement avant de partir, et ça a été nickel ! Au vu du nombre de taxi en ville c’est vraiment rapide de se déplacer.

Visiter la vieille ville de Yining

Yining comporte un centre historique qui attire de nombreux touristes l’été, surtout des locaux. On décide d’aller y faire un tour.

Il y a un office de tourisme mais tout est en chinois. Du coup, ça ne nous a pas beaucoup aidé. Malgré tout, les jeunes femmes de l’office était ravie de nous voir et on même tenue à faire quelques pas avec nous à l’extérieur pour nous aider à nous orienter.

La vieille ville est tellement jolie, qu’elle nous fait un peu penser à un parc à thème. En plus, non seulement le centre historique est restreint à la circulation des véhicules, mais en plus c’est la basse saison et nous sommes quasiment seuls dans les rues, ce qui rend la balade très calme et très agréable.

Cerise sur le gâteau, Palmyre est dans sa période « guerrière » et Mulan arrive juste après les héroïnes de « KPOP DEMON HUNTERS » dans ses références du moment. Or, la vieille ville de Yining, fait énormément pensé aux villages qu’on aperçoit dans le dessin animé de Mulan, avec pour beaucoup des petites cours intérieurs.

On observe qu’il y a encore beaucoup de similitudes aves les proches voisins Kazakhs dans de nombreux domaines. Encore une fois, le fait de voyager en slow travel permet de voir l’évolution progressive des cultures et des peuples au fil des kilomètres parcourus. Les visages changent doucement mais on croise encore beaucoup de selles de cheval à vendre ou de costumes traditionnels avec de la fourrure.

Bien sûr, la Chine apporte son lot de nouveautés, notamment des « crieurs modernes » circulant sur des mobylettes électrique, avec des messages préenregistrés diffusés sur des haut-parleurs pour vendre des fruits ou affûter des couteaux ou autre. Nous n’avions pas vu cela au Kazakhstan.

Se restaurer en Chine à Yining

Manger local pour pas cher

En Chine, une habitante nous explique qu’il y a plus de 50 ethnies et que chacune a des habitudes de vie différentes. C’est pareil pour la nourriture : les goûts changent selon les régions, même si la base reste souvent le riz et les nouilles.

C’est à Yining que nous avons découvert notre meilleur restaurant de Chine, même si nous ne le savions pas encore à ce moment-là. Par hasard, c’est le tout premier restaurant que nous avons testé en Chine, le soir même de notre arrivée à Yining, une petite pause enchantée dans cette arrivée plutôt stressante.

Les décors, l’ambiance, l’animation (avec des danseuses et de la musique traditionnelle) et les plats étaient formidables : nous y mangerons trois fois en trois jours.

Les prix étaient également très abordables pour nous si on ne prend pas les plus chère bien évidemment (moins de 10 euros pour l’ensemble).

Nous goûterons aussi la fondue chinoise, qui n’a rien à voir avec la fondue de chez nous. Les Chinois raffolent de ce type de plats et on en trouve partout dans le pays. De notre côté, nous n’avons pas été de grands fans, notamment à cause de la sauce assez particulière.

Côté budget restaurant, les prix ont encore baissé par rapport au Kazakhstan, qui n’était déjà pas un pays très cher pour nous. À titre d’exemple, nous avons mangé des plats très copieux et délicieux à Yining pour 16 yuans (soit moins de 2 € le plat), et un kilo de clémentines acheté dans la rue coûtait 5 yuans (environ 0,60 €). Avec 5 €, on peut donc acheter pas mal de choses.

En Chine, on ne boit pas d’eau froide

Petite anecdote que nous ignorions totalement et qui nous a bien surpris : les Chinois ne boivent généralement pas d’eau froide, c’est culturel.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’eau est chaude ou, au minimum, tiède. L’eau froide est considérée comme néfaste pour la santé depuis des millénaires dans la médecine traditionnelle chinoise. Il faut faire attention à ne pas se bruler avant de boire, surtout avec une enfant.

Partout en Chine, il y a des machines pour avoir de l’eau chaude. Les carafes posées sur les tables des restaurants contiennent de l’eau chaude, quand ce ne sont pas tout simplement des thermos, ou mieux encore des théières.

Demander une boisson fraîche peut parfois surprendre. Un peu moins chez les jeunes paraît-il.

Fin d’étape à Yining

Contrairement à nos habitudes, nous ne nous aventurons pas en dehors de la ville. D’ailleurs, nous n’avons croisé aucun touriste étranger.

Pour différentes raisons que nous n’évoquerons pas ici, nous décidons de ne pas prolonger notre séjour à Yining et de poursuivre notre trajet jusqu’à la ville de Turpan. Nous avons mis deux heures à réserver le train, après de nombreux essais ; nous avons bien cru devoir demander de l’aide à l’hôtel pour le coup.

Les photos sont belles, mais vous comprendrez que ce n’était pas la meilleure phase du voyage. Nous partons demain : c’est notre première expérience de train en Chine. On se demande si ce sera aussi sympathique que ceux du Kazakhstan. On se quitte en tournant la roue : qui sait ce que la prochaine étape du voyage nous réserve !

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3 Commentaires
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Marie Didier
Marie Didier
7 mois il y a

Bonjour à vous Nous tenions à vous souhaiter une très belle année à venir pleine de surprises et belles découvertes…Merci encore pour vos belles images et commentaires qui nous font voyager .Gros bisous

Aubert
Aubert
7 mois il y a

C’est donc la roue de la fortune!!

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