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Les étrangers sont tenus de s’enregistrer dans les 24 heures suivant leur arrivée sous peine d’amende (jusqu’à plus de 250 euros) au bureau de la police de leur zone de résidence. (source : France Diplomatie)
Certaines observations de cet article sont à lire avec un peu de recul, afin de mieux comprendre notre expérience.


Pour continuer notre voyage en famille, vers l’Asie et en slow travel, nous devons quitter le Kazakhstan pour rejoindre la Chine, alors qu’on aurait facilement eu envie d’y rester un voir deux mois de plus. Nous laissons derrière nous un pays que nous avons adoré : la facilité de déplacement au quotidien (pour nous en tout cas 🙂), l’accueil chaleureux d’une grande partie de la population et des paysages sublimes. En franchissant la frontière chinoise, nous n’espérons qu’une chose : une nourriture un peu plus équilibrée.
Passage à Jarkent au Kazaksthan pour aller en chine
Jarkent est la dernière « grande » ville avant le passage de la frontière chinoise (située au niveau de la ville de Khorgos). Cette fois, on a vraiment traversé le Kazakhstan d’Ouest en Est. Malgré les distances, le créneau horaire est identique dans tout le pays. Du coup, ici, à l’extrémité Est du pays, le soleil se couche vraiment tôt, vers 16 h 15 (soit 1 h 30 avant Aktau, située à l’extrémité ouest).
Sans réservation préalable, on trouve un hôtel pas cher, ultra local et vraiment bien, le petit déjeuner est inclus, pour 16 € la nuit. On se demande comment ils vivent avec une prestation et des prix pareils. La dame de l’accueil est vraiment froide aux premiers abords et ne fait aucun effort pour communiquer avec nous. On a l’impression de déranger, c’est très étrange. Il a fallu attendre le lendemain matin pour qu’elle décroche un sourire à Palmyre. On y reste trois nuits en pensant préparer les formalités du passage en Chine, mais finalement, on prendra très peu de temps pour cela, on préfère se balader.


On ne s’attendait à rien concernant cette ville (comme souvent), mais on s’y sent très bien et on flâne plus qu’autre chose : on se repose, on passe du temps dans le parc de la ville où Palmyre joue avec tous les enfants à faire du sport (« coachés » par un super papa hyper sportif qui amène enceintes, cordes à sauter et bonbons pour les enfants). Ici, il y a plein de jeunes adolescents ou même moins jeunes qui se baladent avec des petits deux-roues électriques ou des vélos. C’est plutôt très vivant, ça me rappelle le quartier quand j’étais en primaire dans une petite ville de Picardie.
On prend aussi le temps de se promener dans le bazar de la ville.



On découvre même la principale mosquée de Jarkent datant du XIXᵉ siècle, dont le style reflète la proximité de la ville avec la Chine. C’est normal, puisque l’architecte lui-même était chinois ! Palmyre posait pleins de question dans le musée. Ca va être long si on doit lui traduire tout les panneaux du musée quand même
On profite enfin de ces quelques jours pour faire du repérage au niveau de la gare de bus, car sur Internet, on a eu du mal à trouver des informations.
En fait, c’est très simple : on ne passe pas la frontière chinoise à pied mais il faut obligatoirement prendre une navette à Jarkent pour aller jusqu’à Khorgos, ville d’entrée de la Chine, là où se trouve le contrôle des frontières. Les navettes partent tous les jours, toutes les dix minutes même, et le prix est fixe. Bref, on ne le savait pas encore, mais comme pour partout en Chine c’est impossible de se tromper, et ça commence dès la navette kazakhe (ce sont des bus Chinois d’ailleurs).
Arriver en Chine via Jarkent au Kazakhstan
Prendre la navette de Jarkent à Khorgos pour aller en Chine

Grâce à nos précédents repérages, le jour de notre départ pour la Chine, on arrive sereinement à la gare de bus de Jarkent pour prendre nos tickets et s’installer dans une navette qui part du Kazakhstan à 10 h 10 (mais déjà 12 h 30 pour Pékin, du fait des 2 heures de décalage entre les deux pays).
Allez, avant de quitter le Kazakhstan, on prendra quelques photos souvenirs des belles voitures du Kazakhstan, fiabilité garantie ! Pas sûr qu’on en trouve des comme ça en Chine.



On s’installe dans un bus dans lequel il ne reste plus que 2 places séparées.
L’ambiance est déjà différente et j’ai même cru que mon voisin, côté couloir, ne se lèverait jamais pour que je puisse m’asseoir côté fenêtre.
Nous voilà partis pour un trajet de 44 km jusqu’à la frontière située à Khorgos (soit 45 minutes).

Les paysages au loin sont magnifiques, mais nous n’avons plus le temps de découvrir ces montagnes : il faut quitter le Kazakhstan !


À l’approche de la frontière, on double une file de camions à l’arrêt sur plusieurs kilomètres. Les navettes ont une file spéciale, mais nous restons aussi bloqués plusieurs minutes car certains camions se sont déportés sur notre file et bloquent l’accès. À coups de klaxon répétés, notre chauffeur réussit à nous conduire au poste frontière à 11 h 30.
Dernières formalités avant d’arriver en Chine
Les ressortissants français ont une exemption de visa pour les séjours de 30 jours en Chine, ce qui est suffisant pour traverser le pays, on se passera donc de visa (et c’est mieux pour notre budget).
…On était stressés à l’idée de passer la frontière mais tout c’est bien passé. Sachez juste qu’il faut s’armer de patience…
Nous avions préparé un petit texte, traduit en anglais et en chinois, pour indiquer notre parcours prévisionnel. Ca a facilité les choses.
En milieu d’après midi, nous voilà officiellement sur le territoire chinois. Il faut penser à ajouter 2 heures à l’heure du Kazakhstan.
Petit aparté : comme le monde est petit, nous croisons une compatriote française que nous avions déjà vue dans le train pour Istanbul, puis dans notre premier train au Kazakhstan, et maintenant ici. De toute évidence, on suit le même trajet. Mais elle va jusqu’à Urumqi en bus, alors que nous nous arrêtons dans une ville plus proche : Yining.
Nos premiers pas en Chine :
Après les contrôles, nous étions persuadés que nous allions remonter dans la navette qui nous avait amenés pour qu’elle nous dépose dans une gare routière (comme ça s’était passé entre la Turquie et la Géorgie), mais non.
A la sortie des douanes chinoises, notre navette a disparu et nous voilà directement dans la rue en Chine, dans la rue à Horgos, la ville qui borde la frontière coté Chinois
Bref, on est un peu démunis (on s’attendait clairement pas à cette situation !) et il nous faut quelques instants pour analyser la situation et se faire à l’idée qu’aucun bus ne nous emmènera à partir d’ici.
Heureusement, des chauffeurs officiels attendent à proximité et l’un d’entre eux se rend à YINING.
Habitués au Kazakhstan, on lui dit que 2 places nous suffisent et que Palmyre montera sur nos genoux. Mais nous sommes désormais en Chine et le chauffeur nous explique que la législation impose de faire voyager les enfants en voiture sur une vraie place. On prend donc 3 places pour YINING. D’ailleurs, encore heureux qu’il n’y ait pas besoin de siège enfant car sinon, on restait sur place.
On essaie aussi de négocier le prix de la course, mais le chauffeur nous indique que les prix sont réglementés par l’Etat et non négociables. Il va vraiment falloir qu’on s’habitue à être en Chine !
De Horgos à Yining en taxi :
Le chauffeur nous guide jusqu’à son véhicule garé un peu plus loin, et la vue du taxi nous rassure car il a bien le look d’un taxi officiel (7 places + le conducteur).
Dans le taxi, les 4 autres passagers (que des hommes) sont surpris de nous voir. Chacun d’entre eux passera un appel visio en cours de trajet pour témoigner, en live, de notre présence auprès de leurs proches, surtout celle de Palmyre. Un peu lassés, on commence à être habitués au phénomène.


Une fois arrivés à Yining, chaque passager est déposé à un endroit différent. A l’aide de mon téléphone, je montre au chauffeur l’emplacement de notre hôtel sur MAPS.ME (pas besoin d’internet pour cette application si la carte est téléchargée en amont) pour qu’il nous y dépose mais cet endroit ne fait pas parti de sa zone d’intervention donc pas de détour possible.
Nous finirons donc le dernier kilomètre et demi à pied ; ce qui n’est pas plus mal puisque nous devons absolument trouver un distributeur automatique.
On en trouve un assez facilement, mais surprise : tout est uniquement en chinois ! C’est la première fois que nous sommes confrontés à cette difficulté. Merci à l’application de traduction : Sans elle, nous n’aurions jamais réussi à retirer de l’argent tout seul.
En marchant dans la rue jusqu’à notre hôtel, notre présence attire l’attention. Les habitants de Yining semblent peu habitués à croiser des voyageurs étrangers, et plusieurs personnes se retournent avec curiosité. Les jeunes veulent discuter un peu en Anglais, c’est plutôt très chaleureux.
Nous sommes désormais dans le Nord-ouest de la Chine, passage naturel pour les voyageurs arrivant par l’Est du Kazakhstan.
Se loger en Chine : les démarches d’enregistrement pour les voyageurs étrangers
On arrive à l’hôtel, réservé il y a deux jours sur le site Trip.com (site quasiment indispensable en 2025 pour les voyageurs occidentaux en Chine). Bizarrement, on n’a pas tenté de débarquer sans réserver. L’hôtel est annoncé comme international, même si on ne parle pas trop Anglais ici. On demande s’ils nous ont bien enregistrés auprès des autorités : oui.
Et oui, en Chine, les étrangers sont tenus de s’enregistrer dans les 24 heures suivant leur arrivée sous peine d’amende (jusqu’à plus de 250 euros) au bureau de la police de leur zone de résidence. En pratique, ce sont souvent les hôtels qui s’en chargent lors de votre arrivée. Sinon il faut aller s’enregistrer.
Pour le coup, ils sont vraiment sympas à l’hôtel. Les rideaux s’ouvrent tout seuls quand on ouvre la porte de la chambre, trop classe ! L’hôtesse nous indique que des contrôles administratifs peuvent avoir lieu et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Ces démarches font partie des procédures habituelles pour les voyageurs étrangers.
Le lendemain matin, nous avons un contrôle très courtois et rapide. Les agents s’informent de notre itinéraire et de la durée de notre séjour, avant de nous souhaiter un bon séjour dans la ville.
À la fin de l’échange, les agents souhaitent voir l’ensemble de la famille. Je leur propose de monter jusqu’à la chambre. Palmyre, un peu timide, préfère se cacher dans un oreiller, sans que cela ne pose le moindre problème. Ici comme ailleurs, tout le monde craque pour notre petite blondinette🙂.
Avant de repartir, on nous demande pour prendre une photo avec nous, ce que nous acceptons avec plaisir.
S’adapter à notre arrivée en Chine
Avant de profiter pleinement de la ville, nous rencontrons rapidement quelques difficultés pratiques, notamment sur le plan numérique.
Nous découvrons que l’environnement internet en Chine repose sur des services locaux et que de nombreuses plateformes étrangères auxquelles nous étions habitués ne sont pas accessibles. En gros, aucun de nos moyens de communications habituels via internet ne fonctionnent et nous n’avons plus accès à nos moteurs de recherches et applications habituels.
Bien sûr, nous le savions avant d’entrer dans le pays, mais l’adaptation est plus délicate que prévu, d’autant plus que les applications chinoises que nous essayons d’utiliser sont majoritairement en chinois, ce qui demande un temps d’adaptation supplémentaire.
À cela s’ajoute un petit problème matériel : notre adaptateur universel ne fonctionne pas, ce qui limite la recharge de nos téléphones et de notre ordinateur lors de cette première nuit.
Clairement, on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi déroutant dès le début : comment s’orienter, réserver les prochains trajets ou les hébergements, et gérer les paiements (carte bancaire inutilisable partout) ? ect
On refuse de céder à la panique, nous décidons de faire le point sur les applications installées lors de notre préparation de dernière minute, la veille de notre départ du Kazakhstan. Nous avions heureusement anticipé et installer quelques applications (ouf !).
Du coup, on utilise :
- Trip.com pour les réservations de trains, bus et hôtels
- AMap pour nous orienter en ville
- Google Traduction avec la langue chinoise téléchargée, utilisable hors ligne
- Un moteur de recherche local
Nous avions également installé WeChat, une application très utilisée en Chine pour la communication et les paiements. Nous découvrons toutefois que son activation nécessite certaines conditions spécifiques, ce qui complique son utilisation pour des voyageurs étrangers de passage.
Après quelques essais et ajustements, nous parvenons à retrouver un accès minimal aux informations dont nous avons besoin et à mieux comprendre les différents fonctionnement. Cette phase d’adaptation marque clairement un tournant dans notre manière de voyager en Chine, différente de ce que nous avions connu jusque-là.
Acheter une carte SIM en Chine
Dès notre première matinée en Chine, après les formalités, nous partons à la recherche d’un opérateur mobile pour acheter une carte SIM locale.
L’hôtel nous avait proposé de nous appeler un taxi, mais nous voulons nous débrouiller seuls. Et au final, se déplacer à Yining est très simple : il suffit de faire signe à l’un des nombreux taxis en ville pour qu’il s’arrête et nous transporte. La ville n’est pas immense, et pour une petite somme, on peut effectuer de courts trajets (tarif de base 6 yuan, soit environ 0,73 € pour moins de 2 km).
Dans la boutique de China Telecom, l’achat de la carte SIM demande un peu de patience. Il faut présenter son passeport et suivre les procédures. Après ces étapes, nous obtenons enfin la carte SIM et pouvons commencer à l’utiliser pour nos communications.
Le lendemain, nous faisons une petite erreur de manipulation et perdons tout notre crédit initial. Le soir, ou plutôt très tard dans la nuit (je n’arrive toujours pas à dormir avant 3 heures du matin avec le décalage horaire), je me rends à l’accueil de l’hôtel pour recharger ma carte SIM et retrouver un accès à internet. Le personnel de l’hôtel m’explique quelques astuces pour mieux utiliser la carte SIM et s’adapter aux services locaux, ce qui est vraiment précieux.
Avec un peu d’organisation, nous parvenons à maîtriser l’essentiel : réserver nos trajets, nous orienter dans la ville et communiquer avec nos proches. Ces premiers ajustements font clairement partie de l’expérience de voyage et on reprendra confiance doucement pour la suite de notre séjour.
Cette carte SIM nous permet aussi de rester en contact avec nos proches, ce qui s’avère fort utile : le soir même vers 3H00 du matin, alors que je n’arrivais toujours pas à m’endormir, j’ai reçu l’appel de mon père pour m’annoncer le décès de mon grand-père. Un moment plutôt difficile.
Décidément, la Chine ça commence fort pour nous. On sait bien que le voyage c’est comme dans la vie, il y a des hauts et des bas, mais la faudrait pas que ça continue trop longtemps. Allez une petite photo sympa, ça fait du bien au moral…





Quand il allait mieux Papoum ne manquait pas de demander des nouvelles des voyageurs. Christine lui a lu des passages de tes textes.
Il a voyagé avec vous tout comme nous. Ce blog c’est comme ça que je le nomme est utile à bien des égards, j’espere que vous allez tenir sur la longueur c’est super de vous lire.