Le Kazakhstan en stop : voyager comme les Kazakhs pour se rapprocher de la frontière chinoise.

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Nous décidons de voyager comme tout le monde dans ce pays très accueillant : en stop !
A découvrir dans cet article

Il est vraiment temps de se rapprocher de la frontière chinoise. Nous décidons donc de faire une ultime étape kazakhe, à Jarkent, ville située à 35 km de la frontière chinoise.

Le stop au Kazakhstan : un mode de déplacement très banal.

Chaque jour passé au Kazakhstan, nous avons vu à plusieurs reprises des gens faire du stop. Le stop un mode de déplacement très répandu chez les Kazakhs, pas étonnant que Pékin Express ait décidé de s’y arrêter cette saison (petit clin d’œil à la tante de Sophie).

Les Kazakhs font du stop naturellement, sans même regarder la route ni les voitures qui arrivent, puisqu’ils savent que quelqu’un va les prendre dans peu de temps, surtout en ville. Ce n’est donc pas une pratique spéciale comme en Europe : c’est une manière normale de se déplacer au Kazakhstan. Il faut se mettre dans le contexte pour comprendre que nous n’avons strictement rien fait d’exceptionnel. C’est un peu comme si nous avions pris un bus dans une ville, pas fou dit comme ça. Je me demande même pourquoi je fais un article sur ce sujet, tant cela paraît très banal lorsqu’on traverse le pays.

Nombreux sont les Kazakhs qui n’ont pas de voiture et qui se déplacent quotidiennement en stop, parfois juste pour faire quelques kilomètres. Ici, pour arrêter les voitures, on ne tend pas le pouce vers le haut, mais la main vers le sol, en l’agitant légèrement quand une voiture s’approche. Avant d’embarquer avec un chauffeur, il est conseillé de bien préciser si le trajet est gratuit ou s’il faut participer aux frais.

Autre différence : au Kazakhstan, la plupart du temps, on ne sait pas à l’avance si la voiture qui s’arrête est un « taxi » ou un particulier. Beaucoup de Kazakhs sont « taxi », mais leur voiture n’a pas de sigle extérieur particulier. C’est seulement à l’intérieur de la voiture que l’on remarque s’il y a un système de paiement (comme Kaspi Pay) ou non. Si c’est le cas, c’est un chauffeur professionnel. Sinon, c’est un particulier. En ville, ce sont très souvent des professionnels qui s’arrêtent, car ils tournent toute la journée pour trouver des clients.

Attendre un chauffeur qui n’a pas prévu de venir

L’un des avantages d’utiliser les transports locaux, mis à part les prix, la liberté et la convivialité, c’est que l’on n’a pas été obligés de faire demi-tour pour rendre une voiture de location, contrairement à d’autres voyageurs rencontrés.

Pour aller à Jarkent, nous avions demandé au chauffeur de notre Guest house, de venir nous chercher à 10 h et de nous y emmener. Tout était ok.

Mais le jour J, aucune trace du chauffeur. Après l’avoir attendu dehors pendant 30 minutes, je retourne voir la gérante de notre Guest house afin d’avoir des nouvelles de son chauffeur. Le courant passe moyen entre nous. Elle me répond qu’il est reparti dans la réserve d’Altyn Emel pour la matinée et qu’il pourra nous emmener à Jarkent cet après-midi, ou sinon elle peut nous appeler un taxi. La blague ! On a vraiment l’impression d’être pris pour des pigeons. On peut comprendre que les visites de la réserve passent avant notre arrangement, mais ils auraient quand même pu nous prévenir (elle ou le chauffeur), plutôt que de nous laisser attendre dehors.

Un peu échaudés par cette façon de faire, on décline ses propositions et décidons de voyager comme tout le monde dans ce pays : en stop ! Ou plutôt en voiture partagée. Depuis le temps que j’ai envie d’essayer sur un grand trajet, l’occasion se présente enfin.

Faire du stop au Kazakhstan : de Bashi à Jarkent en stop (≈120 km)

À la recherche d’un chauffeur, quel qu’il soit, nous quittons les ruelles et trottoirs en terre du village de Bashi et marchons quelques centaines de mètres pour rattraper la rue principale… mais aucune voiture ne passe.

Au bout d’une quinzaine de minutes, une voiture quitte finalement le village et s’arrête aussitôt pour nous prendre. Malheureusement, elle va en sens inverse de Jarkent (vers Saryozek). Elle nous rapproche tout de même jusqu’à la prochaine intersection, qui croise une route départementale. Il y a même un arrêt de bus pour s’abriter.

Là aussi, il y a peu de voitures, mais on ne désespère pas, car elles nous font toutes signe qu’elles sont déjà pleines. Il ne reste qu’à attendre une voiture avec de la place pour nous. Deux voitures s’arrêtent, mais elles n’allaient pas jusque Jarkent.

On avait raison : 20 minutes d’attente au total et une voiture cinq places avec deux hommes s’arrête. Ils sont commerçants et vont faire leurs achats à Jarkent. Ils nous conduiront là-bas en un temps record (140 km/h en moyenne), en refusant notre argent. On a quand même eu une petite frayeur lors d’un dépassement risqué. Ce ne sera pas encore pour cette fois.

Bilan de notre expérience en stop au Kazakhstan

Au final, on est très contents que le chauffeur de la Guest house nous ait posé un lapin, car le trajet ne nous a rien coûté et c’était fun de faire signe aux voitures en bord de route, au milieu de nulle part, mais avec des paysages splendides. Palmyre a adoré se prêter au jeu, c’était notre appât 😄.

On a beaucoup rigolé et on n’a presque pas eu assez de temps pour contempler les paysages autour 🚗.
Mais surtout on est arrivés à Jarkent !

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2 Commentaires
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Oğuz
Oğuz
7 mois il y a

Salutations de Turquie ! Nous attendons avec impatience vos publications et prenons grand plaisir à les lire. C’est comme si nous voyagions à vos côtés. Vous créez de merveilleux souvenirs et nous sommes ravis pour vous. Nous serions enchantés de vous accueillir plus longtemps à votre retour. Il y a tant d’endroits à visiter et les explorer avec vous serait encore plus merveilleux. Affectueusement…

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