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🏔️Une vraie pause à la montagne (merci la pluie 🌧️!)
Nous voulions une vraie pause à la montagne : Mestia est la ville parfaite pour ça !
En plus, notre guest house est très sympathique, pas loin du centre-ville (et de l’aire de jeux), et l’on peut même utiliser la cuisine et faire laver notre linge.
Cerise sur le gâteau : le jardin est agrémenté de pruniers, de pommiers et de framboisiers. Par chance, octobre est ici la pleine saison, alors on en profite — surtout Palmyre, qui cueille des bols entiers de framboises pour son goûter, avec l’approbation des propriétaires, bien sûr !



Nous avons eu des pluies fraîches quasi sans interruption pendant les quatre premiers jours. On en profite pour dormir, se reposer, faire des coloriages et des origamis avec Palmyre. Finalement, ça fait du bien de faire une petite pause.
🌤️Le luxe d’attendre le retour du soleil à Mestia
Nous croisons des randonneurs israéliens qui dorment dans la même guest house que nous. Ils viennent de terminer la randonnée de quatre jours reliant les villes d’Ushguli et de Mestia — la plus célèbre de la région, connue pour ses paysages magnifiques.
Malheureusement pour eux, avec la pluie, ils sont frigorifiés, et pour les paysages, il faudra revenir ! Pour eux, c’est la fête le lendemain quand ils apprennent que des otages israéliens sont libérés. On n’osera pas aborder le sujet de Gaza avec eux.



Mais nous, on a le luxe d’attendre le retour du soleil, et on ne regrettera pas ce choix. Les premières neiges tombent sur les sommets, ce qui devrait offrir de belles vues.
🍂Nos impressions sur Mestia en automne
🏘️Mestia : une petite ville calme où il fait presque bon vivre
Mestia est une petite ville touristique de montagnes, située au cœur de la Svanétie, en Géorgie du Nord, qui forment une frontière naturelle avec la Russie. Nous ne sommes donc pas très loin de la frontière russe.
À trois heures de route de la première grande ville, Mestia reste relativement enclavée. Elle dispose néanmoins de toutes les commodités : magasins, restaurants, liaisons en marshrutka, centre d’information, et même un petit hôpital.
Petite particularité de la ville : on croise énormément de petites boutiques de vêtements de seconde main ou pour faire quelques courses. Et on a adoré la planche du boucher.


Mi-octobre, c’est déjà la basse saison ; du coup, le centre d’information, le télécabine et d’autres infrastructures touristiques sont déjà fermés.
En été, ça doit être beaucoup plus animé. Mais le calme de cette petite bourgade hors saison ne nous déplaît pas — au contraire !
Nous nous sommes quand même offert trois repas au restaurant, où nous avons retrouvé, à notre grande surprise, un plat typique du Cantal (et donc de Mestia aussi) : l’aligot, rebaptisé Tashmijabi par les Géorgiens d’un nom local. Il a bien quelques grumeaux, mais on valide !

Nous nous sommes quand même offert trois repas au restaurant, où nous avons retrouvé, à notre grande surprise, un plat typique du Cantal (et donc de Mestia aussi) : l’aligot, rebaptisé Tashmijabi par les Géorgiens d’un nom local. Il a bien quelques grumeaux, mais on valide !
Côté ambiance, on sent que l’accueil géorgien est un peu moins chaleureux que celui des Turcs. Je retiendrai notamment qu’on m’a sèchement envoyé promener quand j’ai voulu me faire couper les cheveux pendant le mauvais temps… Quelle amabilité détestable !
Malgré tout, le charme de Palmyre opère : elle repartira de Mestia avec une petite figurine, un ballon gonflable, une voiturette et une pierre qui brille (tant pis si ça alourdit nos sacs à dos !).
🏞️Mestia – une ville pas si paisible
Au cours de notre séjour, on apprend que deux régions voisines de la Svanétie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, sont des zones géopolitiques sensibles, sous occupation russe. Impossible pour les voyageurs de s’y rendre !
Les Géorgiens, eux, revendiquent pourtant fermement leur attachement à ces régions, mais aussi au drapeau européen. Les message est clair !

Tout cela a d’ailleurs coûté une nuit de sommeil à Sophie, qui a cauchemardé d’une invasion russe pendant la nuit…

On croise quelques enfants, mais encore plus de chiens ! Comme souvent en Géorgie, les chiens errent partout dans la ville, mais chacun semble avoir sa zone attitrée, puisqu’on retrouve toujours les mêmes aux mêmes endroits.
Petite pensée pour les chiens de l’aire de jeux, souvent embêtés par les enfants de la ville. On a même vu deux gamins donner des coups de pied à des chiens, et mettre de la laque sur les poils d’un chat avant de les couper avec des ciseaux… Palmyre était sidérée — et nous aussi !
Ces enfants sont clairement livrés à eux-mêmes.
🏘️Mestia – la ville des tours svanes
On profite des rares éclaircies des premiers jours pour découvrir la ville de Mestia, dont la particularité, outre sa position géographique, est d’abriter plusieurs tours défensives en pierre, construites entre les XIᵉ et XIIᵉ siècles pour protéger les familles locales des envahisseurs.



Ces tours défensives sont également présentes dans les villages avoisinants.
Nous avons réussi à monter au sommet de l’une d’entre elles, avec Palmyre accrochée devant moi — et franchement, vu la précarité des échelles en bois à l’intérieur, ce n’était pas gagné ! À chaque palier (au moins quatre), on a hésité à faire demi-tour.



Mais la vue panoramique sur les toits du village et les montagnes récompense largement nos efforts.


Lors du cinquième jour, quand les montagnes se dévoilent enfin derrière les nuages, Palmyre s’exclame :
« Elles sont grosses, les montagnes ! »
Un peu plus que dans le Cantal, effectivement. Plusieurs dépassent les 4 000 mètres.
Nous attendions le soleil pour visiter les environs, et ça valait le coup !
🚌Comment se déplacer à Mestia ?
🚕 Mestia – Se déplacer en taxis locaux
Pour profiter de la région — nous sommes venus en marshrutka (si vous ne savez pas ce que c’est, vous pouvez retrouver l’article qui en parle ici) —, rien de plus simple.
Mais pour rayonner autour de Mestia, il suffit d’aller sur la place du village et de demander à l’un des nombreux chauffeurs qui passent leur journée à attendre de potentiels passagers.
On comprend vite que beaucoup d’habitants s’improvisent Taxi. Ils vivent ici principalement du transport des touristes. En octobre, certains chauffeurs peuvent attendre des heures, voire la journée entière, sans transporter personne !
Concrètement, je pars négocier le trajet pendant que Sophie surveille Palmyre à l’aire de jeux, elle aussi située sur la place.
Quand l’arrangement est trouvé, Sophie et Palmyre me rejoignent pour le départ. Sophie déteste discuter des modalités et des prix — alors que moi, ça ne me déplaît pas. Certains taxis profitent un peu trop des touristes, mais si on s’y prend bien, les tarifs restent corrects.
👧On adapte le voyage et les transports avec une enfant

Sans Palmyre, on aurait sûrement privilégié la formule « randonnée complète » aux transports. Mais vu le dénivelé des alentours, on préfère préserver les jambes de Palmyre (et surtout notre dos) et faire des compromis.
Pour nos prochaines randonnées, on décide donc de prendre des chauffeurs pour l’aller (en partie et si possible) et de rentrer à pied.
J’adore vous lire 😘