Nature sauvage et randonnées autour de Mestia, Géorgie

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
👉 Par ici pour commencer l’histoire depuis le début.

🌿Une nature encore sauvage

À Mestia et ses alentours, la nature semble immense, encore intacte, et les montagnes inaccessibles paraissent préservées.
Il y a bien une petite remontée mécanique à Mestia, mais cela concerne un tout petit versant. Partout, on s’attend à tomber sur un ours, un lynx, un loup… C’est le sentiment que nous avons eu pendant notre séjour, parfois même très proche de Mestia.

👣Randonnée en Géorgie avec une enfant de 3 ans : c’est possible !

Après des semaines à arpenter les villes à pied, on se sent nettement plus en forme que lors de nos premiers jours de voyage.
En adaptant les parcours et en choisissant nos randonnées, on arrive facilement à faire des parcours de plusieurs kilomètres avec Palmyre.


Selon ses envies, elle marche ou on la porte dans le dos grâce à notre « porte-bambin ». C’est clairement l’un des meilleurs investissements de notre voyage : sans lui, on pouvait oublier les promenades en Géorgie.


Palmyre peut passer des heures dans le dos sans problème, tout confort pour une bonne sieste.
Seul hic : j’ai vite chaud et je transpire rapidement avec.

Heureusement qu’il gèle le matin et que les journées restent fraîches, sinon on serait vite en nage tous les deux.

Je vous mentirais si je vous disais qu’on a fait le célèbre trek Ushguli–Mestia de 4 jours avec Palmyre dans le dos. Mais vous allez voir qu’on n’a pas démérité, Palmyre comprise !

🥾Balades et découvertes autour de Mestia

❄️Le glacier Chalaadi : notre première grande balade à Mestia

Le premier jour où le soleil a fait son apparition, on est allés voir le glacier Chalaadi.


Un chauffeur nous transporte au parking situé le plus proche du départ de la randonnée, et repart.

Nous ferons la balade jusqu’au glacier (6 km) et le retour complet jusqu’à Mestia à pied, soit plus de 15 km. Ce qui est largement suffisant — Palmyre pèse son poids, mais elle a marché un bon bout !

Le parking est séparé du chemin de randonnée par une rivière. La première chose à faire est donc de traverser un pont en bois, rudimentaire et rafistolé de partout, pour démarrer la randonnée.

On n’est vraiment pas très rassurés (et il y a de quoi !).


Au retour, on découvrira qu’il existe un vrai pont, un peu en aval, qu’on prendra sans hésiter.

Le sentier est relativement facile, même s’il longe parfois le vide et traverse quelques pierriers.


Cette balade est très accessible et vaut vraiment le détour. Tout est beau, tout le temps, partout !
On imagine que le glacier devait être bien plus grand il y a encore quelques années.

Beaucoup dépassent le panneau STOP à la fin du sentier, mais il paraît qu’il y a des accidents chaque année à cause des chutes de pierres, parfois des morts.

Je n’ai pas pu résister à avancer un peu seul, mais je confirme que c’est très dangereux.

Au retour, près de Mestia, le soleil se couche au bord du cours d’eau que nous longeons depuis le glacier, et on arrive sur une immense décharge à ciel ouvert.

Après toutes les beaux paysages du glacier, le contraste est choquant.

🏰Visite d’Ushguli, le village le plus isolé de Svanétie

Notre première tentative pour rejoindre Ushguli

 Le jour où on souhaite aller à Ushguli, on va sur la place centrale (voir l’article sur notre découverte de Mestia si vous vous demandez pourquoi la place centrale).

Un chauffeur nous dit qu’il fait le trajet avec quatre personnes et qu’il lui reste des places si on veut. Le départ est programmé à 10 h. Nos portables affichent 8 h 30.
On lui dit qu’on est d’accord et qu’on va prendre le p’tit déj avant de partir.

N’imaginez pas la terrasse de café avec croissant et pain au chocolat ! Je vous parle d’une brioche et d’une petite brique de lait achetées en magasin et dégustées sur un banc de la place de la ville, en compagnie de nos amis les chiens (qui sont hyper sympas).

Quand on retourne voir le chauffeur, il est un peu agacés et nous explique qu’on a raté le départ.

Interloqué, je lui montre mon téléphone qui indique 9 h 40.
Petit problème : nos téléphones n’étaient pas à l’heure locale. Les boulets !
En réalité, il est 10 h 40 !
Lors de notre échange, le départ était dans 20 minutes, pas dans 1 h 20…

Quand on ne sait même plus quelle heure il est, c’est qu’on est bien déconnectés !

Pas de visite d’Ushguli pour aujourd’hui, nous retenterons notre chance un autre jour.

🚙Deuxième tentative pour atteindre Ushguli

J’avais lu que la route avait été refaite… mais elle est encore loin d’être parfaite !

Il faut plus d’une heure de route pour faire les 45 km depuis Mestia.
Ici, les routes sont réalisées en ciment, soi-disant pour mieux résister aux conditions climatiques.
On comprend vite pourquoi tout le monde a un véhicule surélevé, voire un 4×4.

On roule moitié à droite, moitié à gauche — là où la route est la meilleure, tout simplement.


Un cours d’eau coupe la route, les panneaux « risque d’éboulement » ont été détruits par… les éboulements !

Vu l’état de la route pour y accéder, les hivers doivent être compliqués.

Petite pause sur la route : Palmyre demande « Ça veut dire quoi let’s go ? »

L’apprentissage d’un début d’anglais est en route.

Ushguli, ce sont plusieurs hameaux classés à l’UNESCO, qui disposent également des tours de défense médiévales emblématiques des alentours de Mestia.
Mais Ushguli est encore plus reculée dans les montagnes, et ici, le cadre est grandiose : le temps semble s’être figé. Il paraît qu’on vit encore de façon traditionnelle.

Les rues ne sont ni goudronnées ni pavées, elles sont encore en terre battue, comme au Moyen Âge, quand ces tours ont été construites.

Des habitants réparent un mur de pierre, les animaux se baladent librement.

Pendant un instant, nous ne sommes plus en 2025.

On aurait adoré visiter l’intérieur du vieux cinéma de village, mais on n’a pas osé.


Le village est aussi le plus haut d’Europe habité toute l’année. La montagne qui lui fait face est le Shkhara, plus haut sommet de Géorgie, avec presque 5 200 mètres.

La neige accentue l’effet « Wahou ! ».


Nous avons vraiment apprécié Ushguli et ses montagnes qui semblent appartenir à un autre monde.


On regrette presque de ne pas y avoir dormi quelques nuits pour s’aventurer dans les sentiers environnants.

Ça nous donnera l’occasion d’y revenir.

🌄Le site de Heshkili et Hatsvali : un coin de paradis au-dessus de Mestia

Faire de la balançoire avec une vue à couper le souffle : voilà ce que cette région peut offrir !

La meilleure vue pour regarder Palmyre s’amuser… et nous aussi !

On a adoré ce petit coin de paradis, tout près de Mestia, où on a eu la chance de profiter du calme.

Après ce moment détente, on a été déposés en haut du téléphérique de Hatsvali, fermé en cette saison.

De là, nous sommes rentrés à pied à travers la forêt.

La fin de la balade offre de belles vues sur Mestia. Et on est rentrés juste avant la pluie.

✝️La croix de Mestia : pour une vue spectaculaire

Beaucoup de croix sont visibles en Géorgie, mais celle de Mestia offre des paysages et une vue exceptionnelle sur les montagnes environnantes.

Alors on a décidé d’aller voir de plus près. En plus, c’est notre dernier jour dans cette région magnifique.

🥹Quitter Mestia, presque à regret

Après toutes ces belles balades, on a un peu du mal à partir, et ça nous fait tout drôle de refaire nos saces après ces 10 jours de pose.

Pour rejoindre Koutaïssi, notre prochaine escale, nous prenons un minibus pour effectuer 218 km, ce qui nous prendra plus de 5h. Dis comme ça, c’est impressionnant, mais la route est sinueuse, et même en voiture, Google Map indique une durée de 5h18 (on va aussi vite qu’un tracteur !).

Sur les routes de montagne en Georgie, on croise seulement quelques voitures en plusieurs heures.

Nous serons autant secoués qu’à l’aller, mais cette fois-ci, le bus est rempli et il n’y a aucune place supplémentaire pour Palmyre qui effectuera la totalité du trajet sur nos genoux. Pour la première fois depuis le début du voyage, nous subissons le trajet. En prime, on a bien cru que Palmyre allait vomir !

Mais on ne regrette rien.

Encore inconnus il y a quelques semaines, Mestia et ses environs, ont été une très belle surprise.

On aurait pu se laisser tenter à attendre que la neige tombe sur les villages.

Mais on préfère quand même continuer notre voyage jusqu’en Asie. Nous avons rendez-vous avec les grands espaces du Kazakhstan.

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