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🚍De Trabzon à Batoumi : notre arrivée en Géorgie

5h00 : les réveils sonnent à Trabzon. Il en faut plusieurs sinon on pourrait dormir jusqu’à 8h00 ! C’est l’heure de reprendre la route vers l’Asie, avec Palmyre qui finit sa nuit en porte-bambin.
Pour ce début de journée, nous devons simplement rejoindre la gare de bus de Trabzon.
Quoi de mieux qu’une petite marche de quelques kilomètres pour ça ?
Je m’attarde sur ce point, pas si anodin, puisqu’on a quand même eu la trouille de se faire attaquer par une meute de chiens pas commodes, du genre menaçants, prêts à croquer. Impossible de passer !
Heureusement, un habitué arrivant en sens inverse a repoussé les chiens en leur jetant des cailloux, ce qui nous a permis de continuer jusqu’à la gare de bus sans encombre.
Palmyre dort toujours, trop de chance !
Le bus longe encore la côte sur cette route à 4 voies qui nous tarde de laisser derrière nous (la même qu’on évoque dans l’article précédent).
🛂Passage de la frontière Turquie – Géorgie
Finalement, nous arrivons rapidement à la frontière géorgienne : côté turc, une mosquée encore visible du poste frontière, côté géorgien, une église nous accueille juste derrière la frontière. Les deux se font presque face !
La coupure est nette dès la frontière : les mosquées et les voiles disparaissent. Nous entrons chez les chrétiens orthodoxes (parait-il, car je ne suis pas expert en religion et pas très croyant, désolé).

Quelle mauvaise organisation : L’attente est longue, et malgré les nombreux bus débarquant régulièrement des passagers, aucun banc n’a été installé. C’est donc un beau bordel puisque tout le monde attend de rejoindre son bus au milieu des voitures, des camions et des autres bus. Heureusement, il ne fait que 28 degrés aujourd’hui, donc personne ne devrait tomber dans les vapes.
On remonte enfin dans le bus et retrouvons le petit trafic de cigarettes aperçu dans le train du Bosphore Express, entre la frontière Bulgare et Turque. Impressionnant, le nombre de cartouches qui défilent sous nos yeux ! Mais cette fois-ci, on ne nous a rien demandé.
La frontière est très proche de Batoumi, où nous passerons la nuit.
😔Coup de blues à Batoumi
Une fois arrivés à Batoumi, et pour la première fois depuis le début du voyage, nous avons un coup de blues. Quelle erreur d’avoir réservé à l’avance une chambre qui sent le moisi (le mot est faible !) situé au bord d’une grande route, d’un chemin de fer que tout le monde traverse n’importe comment, et d’un chantier titanesque qui va bientôt défigurer un peu plus la côte de la mer noire. Bientôt une nouvelle ville dans la ville vu l’ampleur de la zone en bord de mer.
Malgré tout, on a quand même une belle vue sur la ville, de jour comme de nuit.


Palmyre ne semble pas affectée par notre déprime passagère et considère déjà la chambre comme sa maison. Pas étonnant, depuis le début du voyage, chaque endroit où nous nous arrêtons pour dormir est rebaptisé « notre maison ». D’habitude, j’acquiesce mais pas cette fois : le jour où ça sentira comme ça chez nous, je m’inquiète Palmyre…
Nous avons vraiment hésité à repartir, mais ce n’était que pour une nuit de transit, et il n’y avait pas beaucoup d’autres options dans les environs.
On était inquiets que les douaniers géorgiens nous demandent de justifier une adresse lors du passage de la frontière, alors on a réservé une nuit à Batumi. Pff, quelle erreur.
Là, on se sent un peu piégés dans cette vieille chambre. Surtout que les douaniers n’ont absolument rien demandés.
🏗️Batoumi : Nos brèves impressions


La ville de Batoumi, que nous avons uniquement traversée à bord d’un bus, nous apparait en plein essor : Des bâtiments gigantesques poussent à tous les coins de rue, tandis que beaucoup d’anciens bâtiments auraient bien besoin d’une restauration. Tout ça, ne nous séduits pas du tout.
Nous nous réconfortons avec les pêcheurs et les terrasses en bord de mer. Ici, fini le thé, l’alcool réapparaît sur les terrasses.


De toute façon, on ne compte pas s’attarder dans cette ville. Nous ce qu’on veut, c’est découvrir les grands espaces de la Géorgie. Pour ça, il faut quitter la côte et s’aventurer vers les montagnes géorgiennes.
🚐 De Batoumi à Mestia en « marshrutka »
🚌C’est quoi un marshrutka ?
Ce nom est impossible à prononcer et à retenir ! Il s’agit simplement d’une fourgonnette de 7 à 12 places, qui effectue des trajets (souvent fixes) comme le ferait un bus, mais s’arrête à la demande, comme un taxi. C’est un mode de transport typique des pays de l’ex-URSS, dont la Géorgie fait partie. L’avantage : c’est très économique.
Tout ça, c’est bien joli, mais quand on ne vit pas en Géorgie et qu’on ne connaissait pas le mot “marshrutka” il y a encore 24 heures, ça peut devenir compliqué.
🚏Comment trouver le marshrutka ?
Les marshrutkas ont probablement des horaires fixes pour certains (quasi impossible à trouver pour un étranger), d’autres attendent d’avoir assez de passagers pour partir.
À Batoumi, on avait d’abord pensé à trouver la gare centrale des bus, pour pouvoir aller jusqu’à Mestia, ville au nord de la Géorgie, proche de la frontière russe, dans les montagnes. Mais par chance, on a trouvé sur Google Maps, la gare de marshrutka desservant justement la ville de Mestia. Un peu plus et on se pointait à la mauvaise gare routière !
Du coup, c’est reparti avec un réveil à 5h00 du matin, comme la veille, direction la gare des Marshrutkas. Forts de notre expérience désagréable de la veille avec les chiens errants en Turquie, on ne fait pas les malins et nous changeons de trottoir pour éviter les chiens au bord des routes. Dans le dédale d’une rue semi-éclairée, Sophie dit : “ça fait très rue à chiens”. Mais RAS.
A 5h30, on croise des agents de la ville qui balaient la route à contre-sens, dans le noir, sans gilet, ni signalisation. On nage en plein délire niveau sécurité ! Heureusement, à cette heure-ci, le trafic routier est encore faible et ils voient les voitures arriver sur eux ! Filons avant de voir un horrible accident.

Voici les panneaux indiquant les nouvelles constructions à venir : cette ville est très ambitieuse !


On trouve facilement la gare de marshrutka et l’un d’entre eux part effectivement pour Mestia, avec un changement à Zugdidi. Ici aussi on s’active pour balayer les nombreux mégots. Le chauffeur semble sympa. À peine le temps d’échanger quelques mots avec les autres passagers et, à 6h13, le bus démarre porte ouverte. Un petit coup de frein sec et la porte coulissante se referme automatiquement : très bonne technique, chauffeur, on a bien rigolé.
🚍Trajet et paysages de Batoumi à Mestia
🛣️De Batoumi a Zugdidi
Nous sortons enfin de la ville pour un trajet de 3H30. Quelques kilomètres suffisent pour être dépaysés. La route est correcte, mais les obstacles nombreux : vaches, chiens, chevaux, cochons… qui se baladent tous en liberté. Les rares enclos sont là pour protéger les cultures, pas pour parquer les animaux !



Au début, nous longeons la mer. Quelques constructions d’hôtels démesurées apparaissent, mais globalement, la région paraît assez sauvage… pour combien de temps ? Nous longeons la grande Réserve naturelle de Kobuleti et ses zones humides. J’ai cru que c’était pour ça les chevaux sur la route. Mais non, vu qu’on en a croisés partout !
Nous avions hésités à faire une escale à Kobuleti, mais on a tranché pour la montagne.

À Zugdidi, notre chauffeur nous oriente vers un autre conducteur de marshrutka pour aller à Mestia. Mais il faut encore attendre plus de 2H00, ce qui nous laisse le temps de grignoter entourés de plusieurs chiens.
Au final, nous ne sommes que six à faire le trajet Zugdidi-Mestia, et nous sommes les seuls étrangers.




Si vous avez peur des chiens, ne venez pas en Géorgie !
🏔️De Zugdidi à Mestia
En quittant Zugdidi, le chauffeur retire sa ceinture qu’il avait mis 5 minutes avant, sans doute parce qu’il n’y a plus de risque de contrôle de police dans la campagne. De toute façon personne n’est jamais attaché.



Les montagnes se dévoilent rapidement : un régal. Au cours des 3 heures de route, on s’aperçois que notre chauffeur est un vrai pilote : on roule “tombeau ouvert” ! Nos vies oscillent entre le ravin et les montagnes rocailleuses. Quelques éboulements qui semblent frais, des travaux inachevés, de nombreux animaux jalonnent le trajet.


Palmyre a largement la place d’avoir son propre siège, mais pour le coup, on préfère la tenir fermement sur nos genoux.
Nos deux dernières petites nuits semblent déjà loin. Nous faisons une vraie pause-café en bord de route. Le marshrutka transporte également du matériel qu’il distribue en cours de route dans des zones très isolées.
🛑Arrivée à Mestia
Mestia est une petite ville touristique, entourée de montagnes aux sommets vertigineux (et déjà bien enneigés). Les options d’hébergement ne manquent pas, et en octobre, beaucoup sont vides. C’est pourquoi nous n’avions pas réservé de logement à l’avance, surement un peu refroidis par notre expérience désastreuse de la veille.
Cette fois-ci, on veut voir (et sentir) la chambre avant de se décider. En une vingtaine de minutes, très facilement nous trouvons une petite Guest house pour passer la nuit.
L’endroit est beau et calme, la chambre est propre et pas trop chère, et on commence un peu à ressentir la fatigue accumulée depuis notre départ à changer d’endroit tous les 1,3 jours.
On décide de s’accorder une vraie escale à Mestia. Après tout, on a le temps😄.
Nous réservons une nuit, puis trois, puis dix pour se ressourcer à la montagne !

Vue depuis le pont, le jour de notre arrivée à Mestia : à seulement 50 mètres de notre guesthouse. On croise les doigts pour que la météo ne se gâte pas trop !
Comme dans votre sac… très sympa de voyager avec vous !
Et de profiter des paysages et des rencontres, en tout genre !
A suivre…
Merci de nous faire partager ses moments intenses de votre voyage.
C est avec plaisir que je vous suivre.
Bisous à vous 3 .
Sylvie
Cc ces super jolie bon voyage a tous les 3 gros bisous
Très beau voyage à vous. Pascal