Découvrir Hanoï en famille

🧭
Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
👉 Par ici pour commencer l’histoire depuis le début.

Vous le savez, les grandes villes, ce n’est pas notre truc, mais parfois, on doit bien se résigner à y faire une escale de quelques jours, surtout quand on se déplace avec les transports en commun. Et puis, on a dans l’idée de louer une moto pour découvrir le Vietnam librement, il paraît qu’à Hanoï on trouvera notre bonheur.

Arriver à Hanoï et trouver où dormir

Sans réservation, nous devons un peu nous balader pour trouver un logement. Un taxi nous dépose dans le vieux quartier français, proche du lac Hoan Kiem. Ça nous donne l’occasion de prendre la température de cette ville.

C’est très touristique mais on n’a aucun mal à trouver un hôtel pas trop cher. En même temps, on cherche à 19h30, alors les hôtels qui n’ont pas encore loué toutes leurs chambres sont très ouverts à la négociation (ça, j’aime bien).

Par contre, on est un peu choqués par la circulation de cette ville où les motos, les vélos et les piétons grouillent de partout, jusque tard le soir. Surtout les motos : leur nombre est incroyable. Les odeurs aussi sont très prenantes : un mélange d’essence, de nourriture, de poussière et de travaux.

Il faut le dire, le rythme d’Hanoï est dingue. C’est tellement bruyant et oppressant que Palmyre a eu un peu de mal à s’adapter. Il faut la porter régulièrement, il est quasiment impossible de marcher sur les trottoirs tant ils sont encombrés par des motos, de la street food ou des travailleurs. Il faut donc être constamment vigilant.

Palmyre s’étonne de cette agitation et cherche des repères : « Maman, j’ai vu un Chinois ». « Ah bon ? Comment tu sais qu’il était Chinois ? » « Il a craché ! ».
Retrouver ici notre article «Crachats et slow travel en Chine ».

Café à la française et lac Hoan Kiem d’Hanoï

Pour notre premier jour, on n’a pas vraiment de programme et on découvre par hasard, au bout d’une ruelle, un super petit café à la française. Le cadre est très sympa, la nourriture délicieuse.

On se croirait en France, puisque l’endroit est rempli de touristes occidentaux, voire d’expatriés (en même temps, la carte est plus chère que la nourriture vietnamienne).

Qu’importe, après la Chine, on est contents de retrouver un peu de nos habitudes culinaires et d’entendre parler français.

On a aussi testé les cafés vietnamiens et notamment le fameux « egg coffee » d’Hanoi.

Une spécialité locale qui ressemble a un café à la crème aux œufs. Un délice très sucré.

L’après-midi, on va se balader au bord du lac Hoan Kiem, là où il est encore possible de marcher sereinement sans se préoccuper des motos.

Dans cette ville, on cherche le calme. Par contre, on ne trouve pas de jeux pour enfants au bord de ce lac.

Jouer au parc près du pont Long Biên avec les enfants à Hanoï

Après avoir acheté des casques moto, on écourte notre découverte de la ville pour se rendre à une aire de jeux un peu plus excentrée (localisée grâce à Google Maps).

Le parc est proche du pont Long Biên, un vieux pont de l’époque coloniale du début du 20ᵉ siècle. Il y a beaucoup de potagers et de verdure proche du fleuve, à proximité de la ville.

Comme d’habitude, il faut faire abstraction des nombreux déchets et des odeurs d’égouts qui se jettent dans le fleuve sans traitement…

Il n’y a presque que des locaux : des jeunes sur les jeux et sur les terrains de foot et de basket, et des moins jeunes sur les agrès.

On y croise aussi un Américain et ses enfants, qui font un voyage de trois semaines à travers plusieurs pays (Taïwan, Japon, Corée du Sud, Vietnam). Évidemment, Sapa et la baie d’Ha Long font partie de leur programme au Vietnam. Ils repartent demain.

Nous n’avons clairement pas la même façon d’appréhender le voyage, mais ce qui est cool, c’est qu’il a ramené un petit ballon de football américain pour jouer avec les enfants. Et je peux vous dire qu’ici, les enfants jouent dehors en nombre et sans aucune restriction.

Alors qu’on n’a jamais vu un gamin ou un adolescent sans ses parents en Chine. Au Vietnam, c’est presque l’inverse, c’est extrêmement vivant. Et dans ce parc, Palmyre et nous avons adoré jouer avec les enfants.

Des jeunes jouent aussi au Jianzi, un jeu avec un volant en caoutchouc qui se joue essentiellement avec les pieds. Interdiction d’utiliser les mains.

Nos visites en famille à Hanoï

À partir du moment où l’on a réussi à louer une moto à Hanoï (détail dans l’article suivant), tout est devenu beaucoup plus simple pour se déplacer et visiter Hanoï : bye-bye les trottoirs encombrés, à nous les routes bondées !

La Train Street d’Hanoï

L’une des attractions les plus touristiques à Hanoï, c’est d’aller voir une petite ruelle, traversée par la voie de chemin de fer, encore utilisée quotidiennement par les trains vietnamiens.

L’originalité de la chose, c’est qu’il y a tout juste la place pour le passage du train. Mais la cerise sur le gâteau, c’est qu’il y a plein de petits cafés et restaurants qui se sont installés dans cette ruelle pour que les touristes puissent attendre tranquillement le passage du train en sirotant une boisson !

C’est vraiment une expérience à ne pas rater à Hanoï.

On était sceptiques, mais curieux. Du coup, on y est allés à pied bien sûr : comme tout le monde, on se pose pour boire un coup, même si c’est plus cher que les rues parallèles.

Les serveurs vont même dans les rues limitrophes pour rapatrier des clients dans cette fameuse ruelle. Et ça marche ! Bien sûr, on paye le cadre et l’ambiance, mais c’est super sympa. On peux juste se promener sans consommer bien sur, c’est une rue classique !

Comme ce n’est pas l’heure du train et qu’il faut attendre trop longtemps, on y retournera quelques jours plus tard pour voir ce fameux train traverser la ruelle. On a quand même du mal à imaginer qu’un train va débarquer d’un moment à l’autre. Surtout que des tables des cafés sont parfois littéralement à cheval sur les rails.

Mais si, on l’a vu et c’est une mécanique bien huilée : quelques minutes, voire quelques secondes, avant l’arrivée du train dans la ruelle, les tables et chaises qui dépassent sont pliées, les gens sont priés de bien se mettre sur le côté avec leurs boissons à la main, et le train passe. Juste, mais il passe !

On a apprécié ce moment, ça nous change car on n’a pas trop l’habitude de voir des trains 😊

La Citadelle d’Hanoï au pays du dragon

Un autre incontournable d’Hanoï, sa citadelle. On y observe plusieurs vestiges de siècles différents, ainsi qu’un petit parc et des espaces verts. Vraiment propre si on compare au reste de la ville, on voit que c’est un lieu touristique !

C’est très appréciable de ne plus être dans le brouhaha de la ville et d’entendre les klaxons d’un peu plus loin.

Au moins, Palmyre peut s’amuser, pas comme en Chine, même si les conditions de sécurité sont plutôt moyennes.

Le site a aussi des pièces enterrées, qui ont servi de bunker à une époque ; on a l’impression d’être dans un film dans ces salles. En plus, on a de la chance : le parc de la citadelle s’apprête à accueillir une sorte de festival et on a pu profiter des répétitions des spectacles de danse, de la musique et de divers étalages artisanaux…

Et on a adoré ce dragon en papier, ça nous a permis d’apprendre qu’on est dans le pays du dragon.

Petit détour à l’hôpital français de Hanoï

Ça, ce n’était pas vraiment au programme de nos visites, et on s’en serait bien passé, mais depuis notre trajet en bus de Sapa, Sophie a mal aux oreilles et suspecte une otite.

Notre assurance nous oriente directement vers l’hôpital français de Hanoï (très beau, très cher). C’est très rapide, mais on doit y retourner une deuxième fois le lendemain pour confirmer le premier diagnostic des urgences : effectivement, Sophie a une otite (qui guérira dans les prochains jours).

C’est là qu’on est contents d’avoir souscrit une bonne assurance voyage, qui nous a remboursé rapidement tous les frais. Ils nous paraissent très élevés pour une simple otite : près de 200 euros pour deux consultations de dix minutes et quelques médicaments. C’est plus que le SMIC du pays, ça fait réfléchir et on se sent encore une fois privilégié. On préfère ne pas imaginer le tarif en cas de gros pépin…

Se balader au parc Thong Nhat d’Hanoï

Après, on se demande comment profiter de la ville mais sans les hordes de touristes. Justement, sur le trajet pour aller à l’hôpital, on a repéré un très grand lac, entouré d’un parc, qui semble plus local que celui de Hoan Kiem.

Si vous avez un peu suivi notre parcours, c’est ce qu’on fait quasiment dans toutes les villes que l’on traverse. On est devenus des experts des parcs. En plus, c’est dimanche, ça va être ambiance vietnamienne garantie et avec notre moto, on fait presque local en arrivant sur le parking moto (d’ailleurs, je crois qu’il n’y a même pas de parking voiture).

Le parc comporte des structures gonflables, des jeux pour enfants divers, des stands de nourriture ou même un marchand de glaces. Un petit paradis pour notre Palmyrette qui nous escroque de quelques activités. Et surtout, on ne regrette pas d’avoir pris la voiture électrique : on est retournés en enfance, à tour de rôle, Sophie et moi.

Dans le parc, beaucoup de personnes sont habillées en pyjamas. Ça nous surprend, mais on découvre que ces habits ne sont pas considérés comme des pyjamas au Vietnam. C’est un vêtement pour « chiller », mais parfaitement mettable en public. Bref, c’est un peu l’équivalent d’un jogging pour nous. On a quand même un peu du mal à s’y faire. D’autant plus que ce sont vraiment des pyjamas parfois très voyants : avec volant, nœud, dentelle et tout. Au final, ça participe à donner une atmosphère très détente.

Après la ville d’Hanoi, le Vietnam en moto ?

L’avantage de voyager sans itinéraire précis, c’est qu’on arrive dans des endroits sans idées préconçues, sans attentes, et que souvent on ne sait même pas ce qu’il y a à voir ou à faire. C’était le cas d’Hanoï, que nous ne connaissions que de nom. On ne s’attendait à rien, mais on est contents de connaître cette ville, même si on choisit de ne pas s’y éterniser car on sait déjà que 45 jours maximum au Vietnam sans visa, ça passe très vite !

On espère que la suite de l’aventure pourra se faire en moto et non pas en vélo. On vous explique dans le prochain article la préparation de notre road trip moto en famille pour découvrir au mieux le Vietnam.

guest

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Retour en haut
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x