La boucle de Paksé à moto en famille

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
👉 Par ici pour commencer l’histoire depuis le début.

Aller vite permet de voir, mais prendre le temps permet de vivre.

La boucle de Paksé est une boucle moto assez réputée au Laos, connue notamment pour les nombreuses cascades qui jalonnent le parcours. Alors combiner moto et baignade, évidemment, ça nous tente !

Au départ, on a quand même quelques doutes sur la faisabilité du projet avec un enfant de 3 ans : On a surtout peur qu’il y ait beaucoup de kilomètres à parcourir et que ça fasse trop de temps sur la moto pour Palmyre.

Mais désormais, on sait qu’elle est à l’aise sur une moto. Après plusieurs expériences à travers le Vietnam et le Cambodge, notamment dans le nord du Vietnam, à Hué, Chau Doc, Korong ou encore Siem Reap, nous savons qu’avec une bonne organisation et une bonne préparation (comme au Vietnam), il est tout à fait possible de voyager à trois avec des sacs sur une moto.

En plus, on découvre que cette boucle moto n’est pas trop chargée en kilomètres puisqu’elle mesure 320 km pour la grande boucle (Big Loop) et qu’elle se fait généralement en 3, 4 ou 5 jours ou plus : ce qui est largement faisable pour notre petite famille. Plus qu’à trouver une moto avec une petite galerie à l’arrière pour nos sacs.

Sans oublier que nous voyageons désormais avec Marion, qui pourra également nous prendre un sac sur sa moto au besoin.

Alors on se lance tous les quatre dans l’aventure !

Préparatifs de la « Paksé Loop »

Comme son nom l’indique, le circuit de la boucle démarre de la ville de Paksé. Nous y arrivons en bus, en début d’après-midi, suffisamment tôt pour chercher un loueur de motos. Marion a gardé contact avec une voyageuse qui lui conseille un loueur belge, expatrié au Laos.

Il a de très bons avis sur Google et, effectivement, beaucoup de touristes semblent passer par ses services pour faire la boucle à moto. C’est tellement bien rodé, qu’il nous explique, entre deux restitutions de motos, qu’il organise tous les soirs une réunion d’information pour tous ceux qui souhaitent lui louer une moto et partir faire la boucle.

À 18h, on est présents pour écouter son petit speech d’une heure en anglais. Il explique les cascades à voir, les villages où dormir, les visites à faire, les endroits où la piste est mauvaise, … ça rassure sûrement les gens, mais franchement…,… pour notre part, la carte aurait suffi. On est quand même une bonne dizaine à cette réunion, et si c’est comme ça tous les jours, on a un peu peur de se retrouver dans une sorte de voyage organisé où toutes les motos se suivent. Mais bon… maintenant qu’on est là, nous verrons bien.

Les seules choses vraiment utiles qu’on retient sont, d’une part, qu’il faut TOUJOURS garer sa moto sur un parking payant (ou celui sécurisé de notre GuestHouse) pour éviter les vols très fréquents au Laos, et d’autre part, de ne pas se baigner en maillot de bain mais habillés…, car le seul endroit où les Laotiens voient des femmes en sous-vêtements est dans des films pornos. On apprend également que c’est interdit de s’embrasser en public au Laos, sous peine d’amende : c’est bon à savoir !

À la fin de la réunion, on interpelle quand même ce loueur belge sur les équipements de ses motos et sur la possibilité d’y ajouter un porte-bagages à l’arrière, mais il nous envoie gentiment promener en nous disant qu’on aurait largement de la place, même sans porte-bagages (soi-disant qu’il en aurait déjà loué une pour quatre …). On est sceptique mais c’est vrai que sa confiance nous persuade.

Il ne reste plus qu’à nous décider sur le sens de la loop. Pour nous, ce sera dans le sens des aiguilles d’une montre.

Alors une bonne nuit de sommeil et c’est parti !

Jour 1 : De Paksé à Tad Lo – 86 km

Un départ moto difficile

Dans l’hôtel, pourtant loin d’être miteux, on tombe sur un énorme cafard qui court sur le carrelage de notre chambre (aussi gros que la paume d’une main).

Après plusieurs essais infructueux (ça court vite et c’est en plus très bête), Sophie réussit à l’écraser. Ouf, Palmyre dort déjà et n’a rien vu. Nous, par contre, ça nous pourrit un peu la nuit, surtout qu’on découvre un trou derrière une plinthe. Comme on sait qu’ils sortent dans l’obscurité, on décide de laisser la lampe de chevet allumée toute la nuit.

Pour la bonne nuit de sommeil, c’est raté. Finalement, il n’y a que Palmyre et Marion qui auront bien dormi ! On s’en souviendra de ce spécimen…

Le lendemain, on retourne chez le loueur belge pour laisser nos gros sacs en pension et récupérer nos deux motos (une pour Marion, une pour nous trois).

Ce sont toutes deux des Honda « Click » automatiques. On connaît ce modèle pour l’avoir déjà utilisé au Cambodge, mais sans bagage. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a rien à voir avec le confort de la Honda « Lead » qu’on avait au Vietnam (Malheureusement, au Laos, ce modèle n’existe quasiment pas). D’ailleurs, le loueur belge ne vaut pas non plus notre loueur de Hanoï… oups, c’est dit.

Du coup, sans galerie à l’arrière (et comme on le redoutait), on galère à tout faire tenir sur la moto. Pourtant, on part avec seulement trois petits sacs à dos (alors qu’à Hanoï nous avions transporté un gros sac de voyage ficelé sur une galerie). Ici, le loueur nous installe deux sacs côte à côte sur le siège arrière et un devant entre les jambes de Pierrot : il ne reste vraiment pas beaucoup de place pour nous trois.

Et franchement, on ne nous aide pas plus que ça. Ça fait un peu : « Prenez votre moto et débrouillez-vous ». On doit même réclamer des tendeurs supplémentaires pour faire tenir nos sacs. Au final, on met plus d’une heure à partir, installés de manière très inconfortable, ce qui énerve beaucoup Sophie.

Après avoir pris de l’essence, on sort rapidement de la ville. On passe un péage qui nous fait hésiter, car on pensait que la route était gratuite. En fait, seules les voitures paient.

Après une quinzaine de minutes sur la grande route, on emprunte une route secondaire, plutôt bonne, avec aucun touriste malgré nos craintes. On en profite pour s’arrêter en bord de route et réfléchir à une autre technique pour les sacs : on est vraiment trop serrés.

Et là, il faut le dire, Marion nous sauve vraiment la mise en prenant un de nos sacs sur sa moto. Ça semble logique dit comme ça, et on aurait dû y penser dès le départ sans écouter le loueur belge. Pierrot garde un sac entre ses jambes et le dernier est rangé dans le petit coffre de la moto. On est enfin un peu plus sereins pour la suite.

La route secondaire est reliée par de nombreuses pistes aux villages, ce qui génère énormément de poussière. Les ponts sont en train d’être remis à neuf un peu partout. On croise beaucoup d’écoliers, cartables sur le dos, sûrement sur le chemin de l’école, ainsi que quelques barrages de police, mais ceux-ci semblent ne concerner que les voitures.

Les cascades de Tad Hang et Tad Lo

Après quelques pauses en bord de route, on arrive en début d’après-midi à la destination de cette première journée : le village de Tad Lo. Ce village porte le nom de la cascade située juste à côté.

On trouve rapidement un logement proche de la cascade, mais il fait tellement chaud qu’on décide de manger et de se reposer un peu avant d’y aller.

La cascade de Tad Lo est facilement accessible à pied depuis le village. Sur le chemin, on passe d’abord par la cascade de Tad Hang : plutôt sympa pour prendre des photos mais difficile de s’y baigner. Les vaches du village, elles l’ont adoptée.

On a bien fait de ne pas s’attarder à la cascade de Tad Hang, car celle de Tad Lo est vraiment idéale pour se baigner. D’ailleurs, énormément de locaux en profitent. On est véritablement impressionné par tous ces enfants qui escaladent les roches mouillées et s’agrippent à la végétation, de la base jusqu’au sommet de la cascade, pour faire des sauts incroyables.

Après quelques minutes d’observation, Pierrot se lance et saute du haut de la cascade plusieurs fois (mais à partir d’une plateforme aménagée, il n’est pas assez fou pour escalader les roches). Pour les locaux, cela semble être un jeu, mais de là-haut, c’est assez impressionnant pour un novice.

Attention aux faux plats, qui peuvent être dangereux : une Française présente sur les lieux en a fait la douloureuse expérience et s’est retrouvée le lendemain avec un énorme hématome sur toute une cuisse.

Mis à part ça, le site est magnifique et l’ambiance tellement agréable qu’on y reste jusqu’à la tombée de la nuit. On en profite pour échanger avec d’autres voyageurs de la loop, ce qui est très sympa.

On a vraiment du mal à quitter ce petit coin de paradis. Sur le chemin du retour, dans la nuit, Palmyre s’émerveille devant la taille de son ombre projetée par la lampe torche du téléphone. Il en faut peu pour faire briller les yeux d’un enfant.

On la couche rapidement et on finit la soirée dans la salle commune de la guesthouse, à discuter et rigoler avec les autres voyageurs français et belges : un moment comme on les aime.

Jour 2 : De Tad Lo à Sékong – 73 km

La plantation Han Kook

Le programme de ce deuxième jour, c’est d’aller voir la plantation Han Kook située à 15 km de Tad Lo village. Le loueur belge avait expliqué, lors de sa réunion, que cette plantation faisait des visites guidées tous les matins à 9 h 00 (comme quoi on a un peu écouté finalement !).

On a un peu traîné le matin, et on a mis du temps à payer notre addition (nuit, déjeuner, dîner, petit-déjeuner). Même si on n’a pas acheté le fond de commerce, tout était calculé à la main, et on ne tombait jamais sur le même résultat.

Du coup, après avoir roulé sur 15 km et avoir payé un droit d’entrée pour accéder à la plantation, on arrive en retard pour la visite. Heureusement, d’autres résidents de la guesthouse, à l’heure pour la visite, l’ont fait retarder pour nous : trop sympa nos copains routards !

La visite de la plantation est véritablement une découverte de la vie intérieure au Laos.

D’abord, il faut préciser que cette « plantation » est située dans un village rural traditionnel, avec des maisons typiques de la région, c’est à dire surélevées sur pilotis. Les avantages de ces maisons sont multiples (protection contre les animaux, les inondations, espaces de stockage pour matériel agricoles ou motos). Du coup, rien que pour circuler dans ce village, ca vaux le détour.

Le propriétaire de la plantation qui nous fait la visite nous raconte en détail les coutumes et usages de son pays, qui sont évidemment à mille lieues des nôtres, mais aussi leur mode de vie, proche de la nature.

Premier élément visible : la culture du café. Sa plantation possède plusieurs caféiers et, compte tenus du nombre de grains de café qu’on peut voir sécher un peu partout dans le village, il y en a surement beaucoup d’autres dans les parages.

Ensuite, il nous explique que dans son village (et généralement au Laos), les enfants deviennent adultes quand ils se marient et quand ils ont des enfants. Ces deux événements arrivent généralement simultanément vers 14 ou 15 ans, parfois moins. Attention : on parle des filles bien sûr. Pour les garçons, ses explications étaient moins claires.

Lorsqu’il était lui-même enfant, son père l’a emmené plusieurs jours dans la jungle pour qu’il sache être autonome dans ce milieu, au cas où il doive un jour fuir son village dans la précipitation… Et de fait, il sait faire des choses impressionnantes :

  • On découvre comment fabriquer un piège à cobra 100 % artisanal, et aussi une arme à partir d’une simple plante, capable de crever un œil (et c’est déjà arrivé, paraît-il).
  • Fumer de l’herbe dans une feuille (un peu moins original, beaucoup de gens ont déjà fait des tests similaires 😊).
  • Manger des fourmis rouges vivantes (oui, oui). Une fois écrasées dans la main, ça sent le citron !
  • Reconnaître les plantes qui produisent une sorte de crème efficace contre les brûlures et certaines maladies.
  • Faire des bulles.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est passionné. Un vrai Robinson Crusoé !

Cette visite est très intéressante, mais un peu longue et en plein soleil. On aimerait bien que notre guide soit un peu moins bavard.

En retournant à l’accueil, on découvre avec surprise que sa famille a adopté un petit singe abandonné dans la jungle. C’est à la fois attendrissant et triste, mais Palmyre est ravie de le tenir dans ses bras.

L’« Extra Loop » de la Paksé Loop – 26 km

Ensuite, nous reprenons la route avec 3 autres Français pour faire une petite boucle en bonus (une petite boucle dans la grande boucle), appelée « extra loop ». Soi-disant que les paysages y sont remarquables et qu’on circule sur une vraie montagne avec des routes chaotiques. Bref, une petite aventure !

Honnêtement, on est un peu déçus car, mis à part quelques nids-de-poule, la route est plutôt bonne et le dénivelé moyen. Quant aux paysages, ils sont sympas mais pas spectaculaires. Ou alors c’est nous qui devenons exigeants…

L’avantage, c’est qu’on est 4 motos à se suivre et c’est agréable de ne pas se poser de questions sur l’itinéraire pour une fois. Et puis, sur cette étape, tout le monde nous salue, sans oublier les enfants qui s’approchent pour nous taper dans la main dès qu’ils le peuvent.

Ce qu’on observe surtout, c’est la grande pauvreté des habitants qui vivent de presque rien dans ces terres reculées. À la fin de cette petite boucle, nous quittons nos compagnons de route français qui rentrent le soir même à Paksé.

La cascade de Tad Faek et les poissons dangereux

Pour Marion et nous trois, la boucle continue. On a choisi de faire la version longue de la boucle et nous poursuivons notre route jusqu’au village de Sekong, où nous trouvons rapidement un logement.

Proche du village se trouve la cascade de Tad Faek. Sophie est fatiguée et décide de se reposer à la guesthouse, mais avec Palmyre et Marion, nous allons voir cette cascade. Pas question de s’y baigner, car le loueur belge nous avait avertis qu’il y avait des poissons dangereux cachés dans le lit de la rivière, pouvant provoquer de graves entailles au pied (comme quoi on l’a quand même bien écouté pendant sa réunion).

Mais en arrivant à la cascade, c’est la surprise : plein d’enfants s’y baignent, et il y a même un jeu gonflable au milieu de l’eau.

On interroge un local sur le risque des poissons, et ce dernier nous répond qu’il s’y baigne régulièrement sans aucun problème. Alors qui a raison ? Mystère.

3eme jour : De Sékong à Tad Tayicseua (Les 7 cascades de Tayicseua) – 52 km

La plus belle route de la boucle de Paksé :

Le lendemain, on a un peu de mal à se mettre en route, mais après un petit arrêt dans un « café » en bord de route, on retrouve l’énergie pour démarrer la journée.

Une fois partis, on n’a pas été déçus : cette portion entre Sekong et Paksong , est pour nous l’une des plus belles parties de la boucle.

La route longe un cours d’eau avec des montagnes sur les côtés et quelques barrages hydroélectriques. On emprunte une piste sur quelques kilomètres pour trouver de nouvelles cascades.

À notre grande surprise, la piste se termine par un cul-de-sac avec un complexe au milieu de la nature pour accueillir des visiteurs. Il y a tout ce qu’il faut : logement et restaurant (il propose même du chocolat chaud, le luxe suprême!!).

C’est étonnant que cet endroit ne soit pas très bien indiqué car franchement, il est très bien conçu et son emplacement est idéal pour profiter des cascades. En plus, il n’y a personne : pas un touriste en vue. On est ravis d’avoir trouvé sans effort un logement pour passer la nuit. On a pris l’option la moins chère : un petit dortoir avec 4 lits simples : parfait pour nous ! .

Les sept cascades de Tayicseua

Une fois installés, comme il nous reste du temps sur la journée, on décide d’aller voir les cascades. Il est possible de faire une boucle de 4 heures de marche, mais ça nous semble quand même excessif. On opte pour un sentier plus simple qui nous conduit à 3 cascades magnifiques.

Si la première est assez simple d’accès, pour les secondes, le chemin se complique à travers la jungle et il faut même emprunter des sortes d’échelles assez rustiques posées à même le sol.

On ne le dira jamais assez, mais « Merci le porte-bambin ! »

Sur le chemin du retour, on s’aperçoit que Palmyre a profité de l’excursion pour remplir son chapeau de feuilles. Depuis un moment, c’est son truc de faire ça !

Enchantés par les lieux et notre logement, on décide de rester ici la journée du lendemain pour explorer davantage les environs.

4ème jour : De Tad Tayicseua (Les 7 cascades de Tayicseua) à Paksong – 46 km

Rouler sur piste humide pour la cascade Tad Khuu

Pas de chance, le lendemain matin, la pluie nous réveille littéralement puisque des gouttes d’eau tombent sur nos têtes de lit.

Changement de programme, on laisse tomber l’excursion dans la jungle et on attend une accalmie pour reprendre les motos et continuer la boucle.

Ladite accalmie n’arrivera qu’à midi. Honnêtement, on n’était pas si mécontents de flemmarder dans nos lits en écoutant la pluie.

Mais il faut bien repartir et attention à la piste humide. Heureusement, les roues accrochent plutôt pas mal et ça ne glisse pas vraiment. Sophie se prend quand même une grosse branche dans la cuisse : aïe ! Elle en gardera un beau bleu.

Le temps s’améliore rapidement et en début d’après midi, on fait un très léger détour pour aller voir la cascade de Tad Khuu. Palmyre insiste pour se baigner, mais une fois en maillot de bain et les pieds dans l’eau, elle ne veut plus y aller ; ah les gosses ! En même temps, c’est vrai qu’il fait encore un peu frais.

On reprend donc la route sur laquelle on croise plein de vendeurs ambulants de fraises. C’est étonnant car ils sont tous espacés de quelques mètres sur plusieurs centaines de mètres. À force d’en croiser, on se laisse tenter et elles sont plutôt bonnes.

La cascade de Tad Champee et son spot de baignade

En fin de journée, il nous reste encore un peu de temps pour s’arrêter voir une autre cascade : celle de Tad Champee. On est motivés pour aller la voir car il paraît que c’est un super spot de baignade, et pour une fois : c’est vrai !

La cascade se déverse dans une sorte de grand bassin naturel, dans lequel a été installé une plateforme flottante et surtout : un bateau ! Enfin, c’est plutôt un radeau fabriqué avec des tuyaux en PVC mais ça flotte et on peut monter dessus pour aller jusque sous la cascade : massage gratuit garanti.

On s’amuse comme des gosses. Palmyre n’a pas envie de se baigner et nous regarde nous éclater, tranquillement installée au bord du bassin en mangeant toutes les fraises.

La nuit tombe et nous sommes les derniers dans l’eau. Il est temps de repartir si on veut éviter de rouler de nuit (déconseillé au Laos). Le village de Paksong n’est pas très loin, mais pour la première fois, on rencontre des difficultés pour trouver un logement pour 3 (Palmyre ne compte pas). La 1re guesthouse est miteuse, la 2e et la 3e sont complètes. On trouve finalement deux chambres dans un 4e hôtel : ouf !

5 ème jour : De Paksong à Paksé – 52 km

Tad Yuang, la cascade la plus touristique

Au matin, on quitte notre hôtel (pas si mal finalement), pour aller voir une nouvelle cascade : celle de Tad Yuang.

Elle est majestueuse mais très touristique (on voit qu’on termine la boucle et qu’on se rapproche de la ville) et on ne peut pas vraiment s’y baigner.

Du coup, ça nous semble nettement moins fun que la veille.

Après avoir déjeuné sur place, on échange avec le propriétaire du restaurant : Monsieur Pong, un Laotien, expatrié en France dans le Berry depuis plusieurs années, très content de parler aux touristes. Il nous offre même sa goutte artisanale (forte ! Sophie est la seule qui ne conduit pas, elle finira tous nos verres !).

Tad Fane : la cascade la plus impressionnante mais inaccessible

On poursuit ensuite jusqu’à la plus grande cascade de la boucle de Paksé : la cascade de Tad Fane. Deux chutes d’eau se jettent dans un gouffre de 120 mètres. C’est certainement la plus vertigineuse mais on ne peut pas s’en approcher. Du coup, c’est surtout un beau point de vue et on ne s’y attarde pas longtemps (on peut aussi y faire de la tyrolienne, mais ça ne nous intéresse pas).

Tad Champee est bien notre coup de cœur

Pour terminer cet après-midi en beauté, on préfère retourner à la cascade de Tad Champee : celle avec le ponton et le bateau !

On s’y éclate toujours autant. On devient des pros du bateau.

Encore une fois, on y reste le plus longtemps possible avant la tombée de la nuit, en prenant en compte le chemin du retour jusqu’à Paksé.

Et oui, c’était le dernier jour : la boucle est bouclée et nous rendons nos motos le soir-même.

La boucle de Paksé : On adore !

On ne savait pas quoi penser des boucles à moto avec un enfant. Palmyre avait déjà l’habitude de faire de la moto, mais jamais toute la journée pendant plusieurs jours d’affilée. Au final, on le referait sans hésiter. Palmyre a adoré, et nous aussi. Notre chance, c’est qu’elle s’endort dès que la moto roule. Elle ne se sera jamais autant reposée que pendant cette boucle !

La boucle de Paksé est d’autant plus agréable qu’il y a des cascades partout. Et puis, qui n’aime pas les cascades ?

Enfin, on n’a rien trouvé de mieux qu’une moto pour s’aventurer au Laos. Nous avons parcouru la boucle en cinq jours, alors que la plupart des visiteurs la font en deux ou trois jours. Pourtant, si c’était à refaire, nous prendrions encore davantage notre temps : peut-être sept jours, voire dix. Nous avons d’ailleurs été surpris par le peu de touristes croisés sur la route, ce qui a rendu l’expérience encore plus agréable.

Il y a bien sûr énormément de choses à voir sur la boucle, mais c’est surtout en prenant le temps de s’arrêter que l’on découvre réellement le Laos.

Aller vite permet de voir, mais prendre le temps permet de vivre.

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