Turquie en famille : rencontre avec une famille turque chaleureuse

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
👉 Par ici pour commencer l’histoire depuis le début.

Ce week-end, on a vécu un truc de ouf, ça va me faire rajeunir d’écrire comme ça. Pas un hôtel luxueux avec piscine, de toute façon on n’a pas le budget pour, ni forcément l’envie. Pas non plus une « excursion » avec paysages spectaculaires. Rien de tout ça, simplement la surprise d’être accueillis par une famille turque chaleureuse et authentique, qui nous a reçu comme des membres de leur famille.

Lorsqu’on a expliqué le principe du couchsurfing, on nous a répondu de manière sceptique : « Tout se paie dans ce bas-monde » (voir l’article sur notre premier couchsurfing ici). Pourtant, nous avons découvert une hospitalité désintéressée, sincère, qui nous a véritablement marqués. Voici le récit d’un week-end qui ne nous a rien coûté (et oui !) et où l’on a reçu une véritable leçon d’hospitalité.

Enfin Palmyre va arrêter de nous réclamer sa copine.

Arrivée en famille : le début d’une aventure humaine

Le contexte : On ne se connaît pas, on a simplement échangé quelques messages…
16h00 – Vendredi, nous rencontrons notre famille d’accueil à la gare routière de Samsun. Ils ont tenu à venir nous chercher en voiture à cet endroit afin de simplifier notre arrivée chez eux. Ils nous mettent à l’aise dès les premières minutes.

Kam et sa famille habitent un appartement très sympa avec une belle vue sur la mer au 9ᵉ étage.
Ils avaient tout prévu pour nous : des jouets pour Palmyre (poussette, poupée, Barbie…), et une cuisine abondante pour que nous goûtions plein de nouvelles saveurs. Palmyre est même repartie avec des vêtements.

Quel est le programme de ce week-end ? Aucun. D’un commun accord, nous décidons de passer le week-end ensemble.

Un week-end comme à la maison

Kam est prof d’anglais, ça aide beaucoup pour discuter. Son mari est ingénieur agronome, passionné par son métier.

Le premier soir, nous allons nous promener sur la jetée voir les pécheurs de nuit. Un petit thé au bord de l’eau, là on se sent en week-end ! Depuis notre départ en voyage, ce mot avait disparu de notre vocabulaire !

Le samedi et le dimanche, on fait les touristes avec Kam et sa famille, qui sont ravis de nous servir de guides. Ils ont même adapté les visites afin d’inclure du temps aux aires de jeux pour Palmyre, sans qu’on ne demande rien. Ces fameuses aires de jeux sont tops dans cette ville.

Encore une fois, on dégustera gâteau, frites et thés en bord de mer. Pour nos hôtes, il était primordial de nous offrir le meilleur souvenir possible d’eux et de la Turquie. Ils n’auraient pas pu mieux faire !

On se prendra à jouer à la console comme un week-end normal finalement. Bon, j’ai une marge de progression qui est relativement grande sur FIFA vu mon manque d’expérience… va falloir reprogrammer un autre week-end pour que je m’améliore !

Ce qu’on retiendra de nos longues discussions

Voici petit condensé de quelques différences qu’on a pu observées et abordées ensemble :

La place du mariage en Turquie

La Turquie reste assez traditionnelle et le mariage est toujours la règle pour la plupart des familles. Pour les Turcs, qui dit mariage dit bijou, surtout en or et en abondance. Ça explique les nombreuses boutiques de bijoux aperçues à Trabzon (voir l’article qui évoque notre courte étape à Trabzon).

Les nombreux chiens errants en Turquie

Si à Istanbul, les chats sont omniprésents, on s’est rendu compte qu’on trouvait beaucoup de chiens errants partout en Turquie, et encore plus dans les villes où ils sont souvent nourris. La plupart de ces chiens portent une boucle à l’oreille, signe qu’ils ont été contrôlés par la municipalité. Normalement, ils ne présentent pas de risque sanitaire (de type rage). D’après Kam, il y a quand même beaucoup d’accidents et ce n’est pas rare que des chiens errants blessent ou tuent des enfants. On comprend le message : Palmyre, be careful !

Les plafonds dans les logements turcs

Les Turcs adorent les plafonds avec une, voire plusieurs corniches. Et c’est encore mieux avec de la lumière intégrée. D’ailleurs, chez nos hôtes, ce n’est pas un simple interrupteur pour allumer le salon, mais quatre.

Les vrais WC à la turque

Les WC chez les Turcs ne sont pas ceux qu’on imagine en tant que bon Français, même si on en a vu je vous rassure. Souvent on trouve un WC classique comme chez nous, mais avec un petit accessoire complémentaire.

Ne jamais s’asseoir sur le sol en Turquie

En Turquie, on ne s’assoit jamais par terre, y compris dans les parcs. Heureusement, cette famille sait bien qu’on n’est pas aussi rigide sur ce point en Europe de l’Ouest. Nos hôtes ont été tolérants et même amusés à chaque fois que Palmyre s’asseyait par terre devant leur entrée pour mettre ses chaussures.

D’ailleurs même en extérieur, toutes les familles trimballent des sièges de camping dans leur voiture pour pouvoir les utiliser lorsqu’elles vont se promener à la mer ou simplement dans un parc.

Retirer ses chaussures à la porte du logement

En Turquie, ne jamais entrer en chaussures dans un logement ! Se déchausser devant la porte, c’est la règle d’or pour tous !

Le thé en Turquie

Depuis notre arrivée en Turquie, on n’aura jamais bu autant de thé, en aussi peu de temps, dans nos vies. Ce week-end en a été l’apothéose. C’est simple, le thé remplace presque l’eau. Le teatime n’a pas d’heure !

La sécurité dans les attractions en Turquie

Lorsque l’on passe devant un karting extérieur, je demande à Kam s’ils l’ont déjà essayé. La réponse est claire : en Turquie, la sécurité n’est pas au rendez-vous dans les attractions ou autres activités. Pour la majorité des Turcs, la sécurité, c’est Dieu ! Sur le coup, ça fait repenser au non port de la ceinture de sécurité dans le pays : est-ce Dieu qui intervient en cas d’accident ?

Bilan du week-end en Turquie

Bref, vous l’aurez compris, ces gens que nous ne connaissions absolument pas ne nous ont pas laissé indifférents, bien au contraire !
On a même eu du mal à se quitter lorsqu’ils nous ont raccompagnés au bus pour nous dire au revoir. Moi qui ne suis pas si sensible que ça, c’est les larmes aux yeux que nous nous sommes séparés.

Nous ne sommes pas prêts d’oublier Kam et sa famille. Une immersion incroyable au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer en traversant simplement le pays. Nous ne les remercierons jamais assez.

Hâte de vous revoir un jour !

Ce week-end et cette famille m’ont redonné foi en l’humanité ! Véridique.


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