👉 Par ici pour commencer l’histoire depuis le début.
Pour nos premières nuits à Istanbul, nous avons décidé de tester l’option « couchsurfing ».
Et nous allons être surpris…
🛋️ Pourquoi choisir le couchsurfing ?
Le couchsurfing, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une appli qui permet de mettre en relation des voyageurs entre eux. Les hôtes peuvent proposer une chambre ou une partie de leur logement pour une ou plusieurs nuits.
Nous avons choisi de nous loger en couchsurfing afin de favoriser l’échange avec la population locale. Ce mode d’hébergement permet une immersion plus authentique dans la vie quotidienne des habitants, loin des interactions souvent biaisées avec des personnes liées au tourisme (guides, hôteliers, restaurateurs…), dont la relation est généralement motivée par un intérêt économique.
L’aspect le plus important réside donc dans le partage culturel : découvrir différents modes de vie, échanger sur nos expériences et apprendre les uns des autres. Bien sûr, le couchsurfing représente également un avantage économique non négligeable, puisque l’hébergement est gratuit🙂. Cela s’avère particulièrement utile dans le cadre d’un voyage au long cours comme le notre. Et oui le budget de notre voyage n’est malheureusement pas extensible !
Pour être hébergé, il faut envoyer des messages aux habitants qui veulent bien accueillir des voyageurs. Pour nous, 4 messages envoyés, seulement 2 jours avant, ont suffi. Nous tombons sur quelqu’un qui, dans son annonce, précisait : « si vous voyagez en tant que touristes, veuillez séjourner à l’hôtel. Cette application à pour but de discuter et de découvrir d’autres cultures ». Le message est clair !
🧭 S’orienter sans GPS ni carte à Istanbul en 2025
Après nos 24 heures de train (retrouvez notre article sur le trajet bucarest–>Istanbul ici) nous devons encore nous rendre de l’autre côté de la ville pour rejoindre notre hôte et tester notre première nuit en couchsurfing. Mais la ville est immense ! Ici on n’est plus à Bucarest : Istanbul, c’est presque 2 fois la métropole entière de Paris (j’ai vérifié parce que cette ville m’a vraiment parue gigantesque).
Évidemment, nous n’avons pas de téléphone actif, ni de GPS, ni même une simple carte pour le moment. Nous nous laissons guider par plusieurs personnes bienveillantes pour traverser cette mégapole. C’est une sensation étrange de monter dans un bus et de faire confiance en indiquant juste un nom de rue à des inconnus.
Nous n’avons presque pas eu besoin de demander. La plupart du temps, les gens nous ont spontanément aidés. Ici, on n’est plus dans les pays de l’Est : les Turcs sont naturellement attentifs aux autres, et notamment aux étrangers. Finalement, nous arrivons proches de chez notre hôte très facilement.
Avec cette petite expérience, on se dit que pour un étranger, sans l’aide des locaux, c’est presque impossible de se déplacer avec les bus dans Istanbul sans GPS. La plupart des arrêts affichent uniquement les numéros de ligne de bus, sans aucun nom. Je parle de s’orienter dans l’ensemble de la ville, pas uniquement du centre historique où restent la plupart des touristes.
👋 Couchsurfing : pourquoi on a adoré ?
Depuis le wifi d’un café proche du lieu de rendez-vous, nous envoyons un court message. Notre hôte répond et arrive très rapidement. Petit soulagement ! Nous étions loin d’imaginer l’accueil aussi chaleureux que nous allons recevoir.
Notre hôte nous rejoint et nous emmène rapidement dans l’appartement qu’il réserve spécialement aux « couchsurfeurs ». Nous prenons le temps d’échanger un peu. Puis il s’éclipse, car lui n’est pas en voyage ni même en vacances.
Dix minutes plus tard, un livreur débarque avec trois énormes repas. On se demandera même si nous sommes en couchsurfing ou en pension complète. Et repas spécial pour la petite Palmyre en prime. Et comme il possède deux cafés-boulangeries, il offre aussi le petit déjeuner à ses hôtes. Et là, on ne parle pas du simple café-croissant (voir photo).
Sa générosité nous a d’abord surpris, presque mis mal à l’aise. Mais on s’habitue vite. On a bien essayé de sortir le porte-monnaie, mais c’était niet : ses employés ont l’habitude et refuseront. Nous étions ses invités, point.

🌍Couchsurfing : Échanger avec les locaux et d’autres voyageurs
Nous avons pris le temps de parler de nos vies, de nos anciens boulots, et lui nous raconte qu’il a accueilli pendant 2 ans une Ukrainienne dont le fils était atteint d’un cancer. Un témoignage plutôt bouleversant.

Deux jours plus tard, nous déjeunons longuement avec lui et deux Iraniennes qu’il hébergeait également via couchsurfing. Discussions passionnantes sur les voyages, nos parcours, nos vies. Tous nous répètent : « il faut visiter l’Iran, c’est une terre hyper accueillante ».
Et ce n’était pas la première fois que j’entendais ça : d’autres voyageurs, rencontrés des années auparavant, me l’avaient déjà conseillé.
Nous aurions même pu avoir un point de chute à Téhéran ! Mais ce n’est qu’après avoir traduit la page du ministère français que notre hôte a compris pourquoi nous tenons à éviter ce pays. Dommage…
Un moment unique, que nous ne sommes pas près d’oublier. Merci à tous pour ces échanges. Et surtout : venez en France quand vous voulez. En attendant que le monde aille mieux, on va quand même profitez d’Istanbul !