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Il ne faut pas s’empêcher de vivre ses rêves avec un enfant, il faut les vivre avec.
Pour la préparation du road trip moto en famille : c’est l’article précédent que vous retrouvez ici.
Un départ sans itinéraire défini pour notre road trip moto au Vietnam
Après une dernière nuit de réflexion sur la faisabilité de ce road trip, c’est le jour de notre départ. Encore faut-il se décider sur un itinéraire et une destination. On espère réussir à faire une boucle sur 15 jours minimum en partant de Hanoï. Plusieurs villes nous viennent en tête, mais il est difficile de décider.
Le loueur de moto nous conseille d’aller à Ninh Binh, alors nous suivons ses conseils. C’est même lui qui programme le GPS sur notre téléphone de voyage. Il faut faire attention, car certaines routes sont interdites aux motos. Nous trouverons les prochaines étapes au fur et à mesure.
Nous partons en début d’après-midi, car le matin, nous étions encore au 2ème rendez-vous à l’hôpital pour Sophie. On a hésité à reporter notre départ d’une journée, mais on a vraiment hâte de partir, même si l’heure est un peu tardive !
Nous quittons enfin Hanoï, cette ville surprenante en permanence. Regardez un peu comment ils assaisonnent les plats ici 😄(en réalité, ca fait moyennement rigoler).

Faux départ en road trip moto : le doute dès les premiers kilomètres
On prend la route juste après notre sortie de l’hôpital d’Hanoï et décidons que nous déjeunerons plus loin, en sortie de ville. Mais 5 km plus tard, Palmyre a déjà faim et nous le fait savoir. Hors de question de continuer avec une enfant qui s’agite sur le deux-roues. La pause s’impose : nous avons parcouru 5 kilomètres sur 100.
Pendant que Palmyre grignote sur le trottoir, nous nous demandons si ce voyage entrepris avec un enfant et une moto était une bonne idée. Allons-nous réussir ce road trip ? Comment sont les routes plus loin ? N’est-il pas trop tard, au risque de rouler de nuit, sachant que nous n’avons aucune idée d’où nous allons dormir ce soir ? Toutes ces questions arrivent en même temps.
Nous nous regardons et nous nous ressaisissons. Nous trouvons des réponses à chaque question. Au pire, si nous devons dormir à la périphérie de Ninh Binh et rendre la moto demain, au moins nous aurons essayé. Nous n’avons aucune réservation, donc aucun impératif à atteindre un point précis : zéro stress. Pour ceux qui pourraient s’inquiéter de ne rien réserver et de risquer de dormir dans la rue… je peux vous garantir que l’on a plus de chances de se faire arnaquer en réservant un logement sur Internet au Vietnam que de ne pas trouver d’hébergement confortable pour moins de 15 euros la nuit.
De Hanoï à Ninh Binh à moto : une route difficile pour débuter
C’est reparti et Palmyre est plus calme maintenant qu’elle a grignoté. Quel départ à l’arrache on pourrait dire, et c’est un peu vrai !
Sur la route, des motos transportent des sacs de poissons rouges (comme avant dans les fêtes foraines) ou encore des poules dans des cages accrochées à l’arrière. Et nous sommes au milieu de tout cela, observant le quotidien des habitants. Lorsqu’on s’arrête à un feu, on peut échanger deux ou trois mots avec nos voisins de motos ou simplement un sourire.
La majorité de la population est très souriante. La moto apporte une proximité surprenante et très appréciable. Une conductrice était en train de perdre sa broche à cheveux, Sophie lui a tapoté le bras pour lui signaler. Cette proximité n’existe pas quand chacun est dans sa voiture.
Palmyre s’endort très vite, calée entre nous deux, mais nous n’avons toujours pas déjeuné, alors nous faisons une petite pause. En nous arrêtant, on nous indique tout de suite où manger.
Nous prenons place dans un restaurant local qui jouxte un cours d’eau dans un état de pollution extrême (inimaginable !) ainsi qu’une voie de chemin de fer. Le passage à niveau est rudimentaire. Bref, le cadre n’est pas engageant, mais comme toujours les Vietnamiens sont charmants et la cuisine et les prix sont locaux : deux plats de riz, accompagnés de poivrons et d’ananas à la sauce aigre-douce, pour 40 000 dongs, soit 1,60 € pour nous trois.
On en profite aussi pour recharger nos téléphones portables, car nous n’avons pas de batterie externe. Sinon, il faudra faire sans GPS, et là, ce serait vraiment la galère.
Nous repartons. Il nous reste environ 1 h 30 de route et nous souhaitons éviter de rouler de nuit. De nouveau, la moto berce Palmyre, qui s’endort profondément.
Cette route est assez difficile pour un début de parcours : elle longe le chemin de fer et des habitations en permanence, les gaz d’échappement irritent la gorge et parfois les yeux dans un vacarme de klaxons régulier. Et pour couronner le tout, il y a pas mal de camions et de bus qui roulent dangereusement, parfois porte grande ouverte. Partout sur la route, des déchets jonchent les bas cotés. Le pays semble noyé sous les déchets, les tas sont brulé régulièrement y compris en journée, faute de décharges.
Ces premiers 100 kilomètres à moto sont un peu un choc. On pensait être plus au calme en sortant d’Hanoi, la réalité de la route vietnamienne nous rattrape, même si la fin du trajet, en s’éloignant vraiment d’Hanoi, est plus calme que le début.
Quand la pluie s’invite dans notre road trip moto au Vietnam
Rapidement après avoir repris la route, une averse nous surprend. La météo n’indiquait pourtant aucune averse dans la journée ! Nous prenons quelques gouttes, mais avons le temps de nous mettre à l’abri avant l’averse et de regarder la pluie tomber depuis un café en bord de route. Quand je dis café, c’est plutôt une habitation qui vend des boissons, et on en trouve tout le long de la route.

Ils vendent aussi des bâches et des ponchos imperméables, ce qui nous permet de nous équiper. La pluie cesse relativement rapidement et nous terminons ce premier trajet sur route humide mais sans encombre.
Voyager au Vietnam en famille : choisir de loger en homestay
Nous arrivons à Ninh Binh en fin d’après-midi, lorsque la nuit tombe. Nous trouvons une sorte de boulangerie, ce qui nous permet de prendre quelques minutes pour trouver un logement sur Internet.

C’est à Ninh Binh que nous découvrons qu’il y a énormément de homestays au Vietnam. Nous ne connaissions même pas ce mot avant, alors quelle surprise de le voir apparaître un peu partout sur Google Maps ! En fait, il s’agit d’un hébergement chez l’habitant, qui permet de vivre dans un cadre familial et de partager le quotidien des locaux. Ce qui nous paraît parfait pour nous, et s’ils ont des enfants qui jouent avec Palmyre, ce sera parfait !
Nous décidons d’en visiter une, située à 3 km en dehors de la ville.
Nous sommes accueillis très chaleureusement par la propriétaire, comme si elle nous attendait. Juste à côté de leur petite maison, ils ont construit de petits bâtiments dans leur grand jardin pour créer des chambres pour les touristes.
Tout le monde partage donc le même jardin et, comme on vit beaucoup dehors, on les côtoie quotidiennement. Le prix est de 300 000 dongs (9,70 €) la nuit pour nous trois. Le niveau de vie étant différent, cela reste très abordable pour nous, il faut le dire.




C’est convivial, chaleureux… on adore ! Dans cette famille, il y a deux enfants de 1 an et 5 ans, et l’aîné devient tout de suite le meilleur ami de Palmyre (bon ok c’est le seul, mais ils s’entendent comme un charme) ! Palmyre va même être invitée à manger chez eux dès le premier soir. Ils s’échangent déjà des « I love you ». Ça ne va pas un peu vite, là ? 😄
On cherchait un endroit sympa pour passer Noël… et on l’a trouvé du premier coup. On va pouvoir poser nos sacs, ralentir le rythme, laisser les enfants jouer ensemble et profiter pleinement de cette première étape de notre road trip moto au vietnam.
