Traverser la Chine en slow travel : Yining – Urumqi – Turpan en train

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
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Notre première étape pour traverser la Chine en train : Yining – Urumqi – Turpan

Trajet total ≈ 760 km : Départ 14h38 – Arrivée 20h19

1er trajet : Yining → Urumqi

Maintenant que les billets de train sont réservés, on va pouvoir réaliser notre première étape de traversée de la Chine en slow travel (en train !). On file donc à la gare de Yining en taxi.

Sur le site Trip.com, impossible de choisir ses places dans les trains. À chaque fois, on stresse un peu de ne pas se retrouver côte à côte, surtout car Palmyre voyage sur nos genoux et que c’est nettement moins pratique pour la faire dormir lorsqu’on est séparé.

Pour ce premier train en Chine, on arrive à la gare de Yining en taxi avec plus d’une heure d’avance, comme nous l’a conseillé l’hôtesse de notre hôtel.

Petite aparté : nous réservons nos transports presque toujours la veille de notre départ. L’avant-veille, c’est déjà plus rare. Nous faisons ainsi depuis le début du périple, afin de rester le plus flexibles possible. En Chine, au Kazakhstan, en Géorgie, en Turquie… etc., les prix sont fixes et ne fluctuent pas comme en France. Que l’on réserve la veille ou plusieurs jours à l’avance, le tarif du billet reste exactement le même !
Pour la Chine, la vente des billets ouvre toujours 14 jours avant le départ, pas plus tôt !

Prendre le train en Chine : comme à l’aéroport

Formalités avant le départ d’un train en Chine

Oubliez les gares traversées jusqu’à maintenant : En Chine, pour prendre le train, ça fonctionne comme dans un aéroport. On présente nos bagages et nos passeports pour accéder à l’intérieur de la gare, et tout est vérifié avec sérieux. Malheureusement, mon petit couteau acheté en Turquie ne passe pas car il mesure 1 mm de trop. Presque 1 mm car il était tellement limite que 5 personnes sont venu le mesurer. On m’explique gentiment qu’un membre de ma famille peut venir le récupérer à la gare. Mais bon… comment dire : je n’ai pas osé demander à un proche de venir jusqu’ici pour mon couteau de Turquie à 8 € (Retrouvez ici l’article qui évoque son achat à Safranbolu en turquie). Je pensais qu’il pourrait servir à quelqu’un, mais on m’indique qu’il sera analysé puis détruit.

Une fois les formalités terminées, tous les futurs passagers attendent dans un grand hall avec des portes d’embarquement.

Lorsque le « check-in » de notre porte d’embarquement s’ouvre, il faut se mettre en file pour présenter nos passeports et accéder au quai. Un agent avec un mégaphone aide les gens à bien se ranger.

Arrivés sur le quai, le train est déjà là et chacun se dirige vers son wagon. Il y a un agent par wagon pour aider les passagers à monter.

Sophie montre notre e-billet, enregistré sur le téléphone, à un agent pour être sûre de ne pas se tromper de wagon, car on ne visualise pas bien leur numéro.

Petit détail : il faut bien rester attentif à Palmyre dans les escalators ou sur les quais, ne pas lui lâcher la main une seconde.

Première expérience à bord d’un train en Chine

Tout est très bien indiqué et on trouve facilement nos places, avec des emplacements au-dessus de nos têtes pour ranger les valises. Bref, un train quoi ! Par contre, on est surpris par le nombre de personnels qui travaillent à bord : contrôleurs, agents de sécurité, personnel divers et varié (pour vendre des snacks, ramasser les déchets en cours de trajet ou simplement ranger correctement les valises, ect…).

Lorsqu’on nous demande de vérifier nos billets, c’est très simple puisqu’il suffit de montrer nos passeports qu’on a déjà présenté 2 fois avant de monter si vous avez suivi (avec lesquels on a réservé nos billets de train). L’avantage avec ce procédé c’est qu’on ne craint pas de perdre nos billets. D’ailleurs, on réalisera bientôt que le passeport fait souvent office de billet pour entrer dans de nombreux lieux. Coté paysage, c’est plutôt très montagneux et on traverse de nombreux tunnel.

Ce train est 100% non-fumeur. Il y a pas mal de monde debout mais c’est normal car en Chine, il est possible d’acheter des billets sans siège. Ce sont les billets les moins chers et on a remarqué que ce sont souvent les premiers à être réservés.

Malgré tout, le voyage est très calme. Ça nous fait tout drôle. Les vendeurs ambulants apportent un peu d’animation.

Une passagère sans place assise, donne gentiment un petit yaourt à Palmyre, qui sera d’ailleurs très sage pendant tout le voyage.

Aucun retard, c’est normal en Chine les trains sont très ponctuels. Ça change des trains de chez nous. On fera quelques arrêts rapides, certains fumeurs en profitent pour se griller une cigarette mais ils doivent se hâter pour remonter dans le train. Une fois arrivés à la gare d’URUMQI, là encore, aucune hésitation puisque des agents avec des haut-parleurs guident les voyageurs vers la sortie ou le transfert. Aucun danger quand le train repart, le quai est déjà vide.

Changement de train « Transfert » Urumqi – Turpan

On se demandait comment se déroulait les changements de trains en Chine, mais là encore c’est super facile. Il suffit de suivre les indications du personnel et les panneaux « transfert », impossible de se tromper !

On montre nos passeports et on accède au hall central de la gare d’Urumqi, là où tous les passagers attendent que la porte d’embarquement de leur train s’ouvre. Quand le chek-in s’ouvre, on présente nos passeports et on se dirige calmement vers le quai. On présente nos passeports avant de monter dans le train et à bord du train ils sont vérifiés une dernière fois.

On commence à fatiguer mais ce second train est un petit trajet d’1h30. Heureusement car, même s’il s’agit de la même classe économique que notre premier trajet, le train est plus ancien et les banquettes plus étroites. On a du mal à trouver de la place pour nos sacs mais les passagers nous montrent gentiment les emplacements encore disponibles pour nos bagages (sous les sièges). Le personnel remet régulièrement en ordre les bagages qui dépassent pour faciliter le passage dans les allées.

Grosse différence avec le premier train, celui-ci est également non-fumeur, mais comporte des zones fumeurs sur les plateformes entre les wagons et, faute de portes, la fumée se répand partout. Ça nous pique les yeux mais Palmyre n’a pas l’air dérangée et mange tranquillement.

En plus, le train est bondé et plutôt très bruyant. Bref, on a hâte d’arriver à destination.

À 20h00, un membre du personnel demande de fermer tous les stores du train. Tout le monde s’exécute, certains vont clairement passer leur nuit dans ce wagon.

Plus tard, le ton monte quelques rangées derrière nous : quelqu’un a renversé de l’eau chaude sur son voisin… En effet, comme au Kazakhstan, il y a de l’eau chaude à volonté dans les trains et tout le monde l’utilise pour boire du thé, de l’eau chaude ou manger des nouilles instantanées.

Arrivée fraiche dans la ville la plus chaude de Chine

On arrive à la gare de Turpan à l’heure prévue. Pour sortir, il suffit de présenter ses passeports… et à ce stade, je n’arrive même plus à compter combien de fois nous avons dû les sortir dans la journée ! 😅 D’ailleurs va falloir les présenter à l’hôtel dans peu de temps.

Nous voila maintenant à Turpan, il parait que c’est la ville la plus chaude de Chine, pourtant ça caille en ce moment on est même pas à 10 degrés !

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1 Commentaire
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Maxence
Maxence
7 mois il y a

Il faut être fan du train pour ce voyage magnifique. Si vous apercevez des beaux potagers je viens bien quelques photos à vitre retour 😊😊. Gros bisous et bonne année !

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