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Arrivée à Shymkent : premières impressions
Après avoir été déposés à la gare de bus de Shymkent par notre Marshuska, on prend un taxi pour accéder à notre logement. J’en profite pour prendre le numéro du chauffeur, des fois qu’on ait envie d’aller à la montagne.
Au Kazakhstan, comme dans beaucoup de pays de l’Est, les réseaux ne sont souvent pas enterrés, sans doute pour des raisons de coût et de climat. L’impact visuel est cependant très surprenant, car ces installations sont visibles partout.
Qu’il s’agisse des réseaux de chauffage, des conduites de gaz ou d’autres infrastructures, leur présence marque fortement le paysage. Les routes sont régulièrement traversées par ces réseaux, ça surprend.
On loge dans un quartier très calme, assez ancien et proche du centre-ville. Le logement est top, mais on est fatigué de visiter des villes et on n’a pas envie de découvrir celle-ci.

Après une journée de repos où l’on découvre qu’ici les échecs se jouent dans les parcs en toute saison (bâtiment public pour jouer en plein milieu d’un parc de la ville), nous décidons de sortir de la ville pour visiter les montagnes environnantes.
Louer une voiture à Shymkent : mission impossible ?
Au départ, on pensait pouvoir louer une voiture pour la journée afin de se déplacer à notre guise hors de la ville, et surtout revenir. On n’était clairement pas connectés à la réalité du terrain et on va vite s’en apercevoir. En plus tout le monde se balade en stop ou en taxi dans ce pays alors quelle idée de touriste de louer une bagnole.
Après avoir échangé par WhatsApp avec un garage local de location, nous avons traversé la ville en taxi pour s’y rendre, espérant revenir à notre logement en voiture de location. Mais une fois arrivés sur place, le garage nous explique qu’il ne peut pas restituer la caution sur une carte étrangère et que, si on la paie en cash, il faudra attendre 14 jours pour nous la rembourser. Evidemment, dans 14 jours, nous serons loin.
Bref, la location de véhicule est impossible pour les touristes étrangers à Shymkent. Et puis, on a bien compris qu’ils n’avaient pas du tout envie de s’embêter avec nos problèmes. Tant pis pour nous, on repart dans notre logement en taxi et on trouvera une autre solution, bien plus simple, pour aller voir les montagnes.
A la découverte des montagnes de Sayram-Ugam au Kazaksthan
Aller en taxi au parc national de Sayram-Ugam
Du coup, j’ai recontacté notre taxi de la veille pour lui demander de nous emmener voir les « Gorges de Burgulyuk » sur la journée. Ce n’était pas plus chère que la location de la voiture : un peu moins de 30 €, tout compris la journée (c’est un prix d’ami, pas un prix touriste).
Il est prévu qu’on passe la journée avec le chauffeur, qui m’a écrit : « Je vais t’emmener voir les montagnes ». Trop bien ! Il s’appelle Dahran et d’habitude, il fait uniquement le taxi en ville via l’application In drive (celle qu’on utilise plusieurs fois par jour). Il passe nous chercher à 8H30.

Sa voiture Mitsubishi n’est pas jeune, et avec presque 500 000 km au compteur, la vitesse ne s’affiche plus, il faut regarder le téléphone pour savoir à quelle vitesse on roule (c’est pas celle de la photo qui est encore plus vieille).
Dahran est vraiment gentil même si c’est difficile de se comprendre et de tenir une longue conversation (surtout lorsqu’il conduit).
Il nous précise qu’il n’a jamais transporté de touriste avant nous et encore moins aussi loin car les montagnes sont à plus de 70 km de Shimkent.
On fait le plein d’essence et finalement, après discussion avec Dahran, on décide de changer de destination, puisqu’il nous explique qu’il connaît le parc de Sayram-Ugam : L’entrée est payante mais, pour lui, c’est préférable d’aller là-bas plutôt qu’aux Gorges de burgurlyuk. On décide de lui faire confiance, c’est à peine plus loin et le prix est identique.
A partir de là, en plus d’être chauffeur, Dahran devient notre guide pour la journée.
Les montagnes se rapprochent, le GPS sonne, Dahran boucle sa ceinture pour un contrôle de police en approche. Je m’inquiète car il n’y a pas de ceinture à l’arrière pour Sophie et Palmyre mais Dahran me fait comprendre que c’est uniquement pour les passagers avants.

A l’approche du parc on ferra une petite pause pour admirer les paysages emblématiques du Kazakhstan, les mêmes que ceux de la Mongolie, pays proche du Kazakhstan : les yourtes, les steppes et les montagnes en arrière-plan, un moment magique.
Puis nous continuons encore un peu avant de franchir une barrière et de nous acquitter du billet d’entrée du parc au garde qui passe jour et nuit dans sa petite cabane.


Randonnée sauvage dans le parc national de Sayram-Ugam
Après quelques centaines de mètres, on gare la voiture sur une colline et on démarre la randonnée, pour le bonheur de Sophie qui râle énormément… A chaque pallier, Dahran nous demande si on est fatigué. Non ! Encore une fois, heureusement qu’on avait le porte-bambin.
Et cette randonnée en valait la peine, les paysages sont très sauvages, splendides. Il y beaucoup de chevaux qui pâturent un peu partout.
Seul petit bémol pour Dahran : quand, à la pause déjeuner, on l’a vu, stupéfaits, glisser sa bouteille d’eau vide sous une pierre. Je lui ais gentiment dis que j’allais la reprendre pour la jeter dans une poubelle au retour, je crois qu’il ne l’a pas mal pris.
Tout le monde a passé un très bon moment, il a même fait une visio en haut avec sa famille.

Le retour on se souviendra qu’il nous a fait traversé une zone abrupte avec pleins d’arbustes épineux… Mais sans ce guide nous n’aurions peut-être pas trouvé l’entrée du parc et surtout jamais osé grimper aussi loin, alors que le plus beau était tout en haut bien évidemment.

On rejoins la voiture en même temps que le déclin du soleil.
Chevaux et Kokpar : immersion dans la culture kazakhe
Sur le chemin du retour, les cavaliers sont de sortie : sur les routes, dans les steppes, il y en a partout ! On demande à Dahran s’il monte à cheval. Amusé par notre question, il nous répond en anglais : « I am kazakh ! »
Comprenez : Oui ! il nous traduit que tous les kazakhs sont des cavaliers. Bon, cette vérité générale ne semble concernée que la gent masculine, car quand Sophie lui demande : « Et ta femme ? », il répond « no ».
Il a 4 enfants, encore trop jeunes pour monter. Bien sûr, il a un cheval qui est hébergé chez son père, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Shimkent, et il le monte toutes les semaines.
Justement, en pleine discussion équestre, on croise en rentrant, tout un attroupement de cavaliers, réunis pour jouer au KOKPAR, sport traditionnel du Kazakhstan, dont on ne connait rien.
Devant notre ignorance non dissimulée, Dahran stoppe la voiture et fait immédiatement demi-tour pour nous rapprocher de l’évènement. Ce faisant, on frôle l’accident de voiture, manquant de se faire tamponner par le véhicule arrivant derrière nous. Mais ça ne sera pas pour cette fois !


On apprend qu’au KOKPAR les cavaliers s’affrontent pour saisir une carcasse et la déposer dans une zone de but. C’est impressionnant de voir la poussière soulevée par la quantité de cavaliers lancés à pleine vitesse.
Le transport des chevaux nous a bien fait rigoler, car ici, la plupart des Kazakhs n’a pas de remorque spécifique pour transporter ses chevaux et chacun semble faire comme il le peux.
Traversée des villages kazakhs : paysages et quotidien
Mis à part les chevaux, on constate qu’il y a beaucoup de fumée dans les villages traversés : dans les zones rurales, les familles cuisinent et se chauffent globalement au bois ou au charbon ce qui génère, un peu partout, un voile de fumée désagréable à respirer.
En début de soirée, Darhan nous ramène à bon port : Un grand merci à lui pour cette journée, qu’on n’est pas prêt d’oublier. D’ailleurs on se recontacte si on repasse dans le secteur.
Pluie à Shymkent : aller à l’aire de jeux intérieur
Pour notre dernier jour, le temps est vraiment maussade et la pluie est de la partie.


Du coup, on décide d’aller passer l’après-midi dans une aire de jeux intérieure, située dans un centre commercial, pour que Palmyre puisse se défouler un peu.
Elle était ravie et n’a d’ailleurs toujours pas quitter son bracelet d’entrée (en papier, style festival) depuis.
Quand le fast-food rend malade à Shimkent :
On clôture cet « après-midi jeux » par un fast-food bien connu, ce qui doit être la deuxième fois dans la jeune vie de Palmyre. Mais voilà, à peine 10 minutes après avoir fini de manger, notre pauvre Palmyrette e eu des crampes énormes au ventre. On a été obligés de la porter pour rentrer dans notre hébergement, puis pour aller au train. Je me voyais déjà appeler les urgences, Sophie était plus sereine. Finalement, après 3h à se tordre de douleur et de nombreux massages sur le ventre, s’est passé.
La petite peux manger n’importe quoi un peu partout, mais le fast food américain ça ne passe pas ! Déjà que nous n’étions pas de bons clients, mais alors là, nous ne risquons pas d’y retourner de sitôt.
En voyage, la nourriture connaît des hauts et des bas comme le moral 😊, surtout lorsqu’on mange local et loin des lieux touristiques (où l’on trouve plus facilement des plats aux goûts occidentaux) – Fast food à part. De manière générale, on a pas été de grands fans de la nourriture Kazakhs, qui au delà des aliments plutôt simples, ont un assaisonnement bien particuliers.


En route vers Almaty, et plus précisément Talgar.
Et voilà, c’est déjà le moment de rejoindre Almaty en train… enfin pas Almaty même car la ville est trop grande pour nous, mais plutôt une petite ville voisine, pourquoi pas Talgar ? Comme toujours, nous ne décidons pas grand-chose à l’avance et laissons le chemin se dessiner au fil du trajet. Nous achetons deux billets de train la veille pour Almaty ; si nous n’arrivons pas jusqu’à Talgar, nous dormirons à Almaty.




















Merci pour les parapluies (pas de cherbourg) mais très jolis ! Et les paysages sont magnifiques.