🚍Voyage en bus d’Istanbul jusqu’en Géorgie : notre traversée de la Turquie

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Vous lisez un chapitre de notre voyage en famille, de l’Europe à l’Asie, en slow travel.
👉 Par ici pour commencer l’histoire depuis le début.

❓Pourquoi choisir le bus pour voyager d’Istanbul à la Géorgie ?

Pour aller en Géorgie depuis Istanbul en transports en commun, le bus est inévitable, impossible uniquement par voie ferrée. Les trains sont assez limités en Turquie, le pays a compensé avec un réseau de bus bien fourni. Même pas besoin de réserver à l’avance. Vu que ce n’est pas notre genre de tout planifier, ça tombe bien : on prendra toujours nos billets la veille, voire même le jour J.

Nous avions dans l’idée de ne pas descendre vers le sud de la Turquie et de traverser le pays sans trop zigzaguer. Nous voulons également éviter Ankara, capitale de la Turquie (eh oui, ce n’est pas Istanbul !). Du coup, on décide de longer, plus ou moins, la côte turque de la Mer Noire. D’où les bus et pas le train.

La gare routière d’Istanbul est immense (à l’image de la ville — voir notre article sur Istanbul ici). Des crieurs s’activent pour chaque compagnie. “Metro ! Metro !” fanfaronne un gars, sûrement payé par la compagnie de bus pour crier de la sorte, alors qu’il est à peine 8 h du matin ! Là, on se croirait un peu sur un marché de banlieue (Creil par exemple) le dimanche matin.

Pas de stress pour trouver le bon bus, comme souvent dans ce pays, on est chouchouté pour ne pas rater le départ.

🚌 Les trajets en bus

Alors là, vous vous dite : pourquoi ce type écrit autant sur des trajets en bus ? On réserve, on se met dans son siège et on attend d’être arrivé. Oui mais pas tout à fait !

Déjà, pour bien comprendre, la Turquie est relativement étendue d’Ouest en Est : on a fait quasiment 1 500 km en bus (autant que ça ! Ce chiffre m’a moi-même surpris en regardant Maps par curiosité !), sans réserver aucun siège pour Palmyre. Ici, les gamins voyagent sur les genoux, pour ne pas avoir à payer une place supplémentaire pour eux. La galère… Eh bien non, finalement, que des bons souvenirs. Palmyre est hyper sage sur chaque trajet, un amour de grand bébé.

Avant le départ, on avait réfléchi à acheter un siège auto, gonflable, pour nos trajets en bus ou autre véhicule : désormais, ça nous fait bien rigoler quand on y repense. On espère quand même ne pas avoir d’incident…

La vérité, c’est que les bus ont une rangée de deux sièges à droite et une rangée d’un siège à gauche : ce qui laisse au milieu de la rangée de deux sièges, une petite place enfant sans problème. Durant le trajet, on nous sert boissons, gâteaux, eau, … tout est compris dans le billet. Le bus faisant pas mal d’arrêts, on descendra plusieurs fois sur le trajet. Et régulièrement, c’est nettoyage extérieur intégral du bus — faut que ça brille, même si ça vient d’être fait !

Il y a toujours au moins trois agents de la compagnie dans le bus (ça surprend) : deux chauffeurs (dont un qui dort très souvent) et un gars qui gère les passagers, distribue les boissons, vient chatouiller Palmyre, etc.

On testera aussi les bus dans les petites villes, qui sont complètement différents de ceux d’Istanbul : à l’ancienne, le chauffeur est aussi banquier et roule, non pas à tombeau ouvert (heureusement), mais à tirelire ouverte ! Attention aux coups de volant : à chaque nouveau passager, il rend la monnaie en conduisant, c’est à dire quasiment tout le temps !

Attention également aux contrôles d’identité : sur une portion de 600 km, on se fera contrôler trois fois. Contrôles de routine pour tous les passagers de ce bus de 40 places. On ne passe pas de frontière pourtant, mais tout le bus y a droit : les gens n’ont pas l’air surpris, même quand il faut redonner ses papiers 30 minutes après. Au final, on s’est déjà fait contrôler plus de fois que ces dix dernières années en France.

Côté paysage, on ne va pas vous mentir, on n’a pas fait “wahou” à chaque tournant. Toute la partie de la côte est plutôt moyenne. Ok, la mer, c’est toujours sympa, mais avec une route de 4 voies qui circule le long de la côte de Samsun jusqu’en Géorgie, ça perd de son charme. Plus dans les terres, avec les montagnes, c’était la partie la plus sympa.

Globalement, les routes en Turquie nous paraissent « safe », si on fait attention aux animaux qui peuvent débouler à tout moment, notamment les chiens. Et on n’a jamais croisé de touristes étrangers dans tous les bus ! Par contre, les déchets, ça, on en voit !

🕒 Que faire pendant les trajets en bus ?

Pourquoi ne pas discuter avec ses voisins ? J’ai échangé plusieurs heures sur l’inflation dans le pays avec mon voisin de trajet. Il me dit qu’il travaille 45 heures par semaine pour 15 jours de vacances dans l’année ! Il vient de travailler sans interruption ces trois dernières semaines, week-end compris.

Impossible de vivre avec le salaire minimum au vu de l’inflation galopante. Le SMIC a pourtant été augmenté mais cela semble insuffisant. Il me fait comprendre qu’il n’est pas au SMIC mais que ca peux vite devenir compliqué. C’est d’ailleurs pour ca qu’il cumule les heures pour un meilleur salaire.

Et moi qui suis un an sans travailler, il est très surpris et je me fais tout petit à ce moment la. Surtout que même sur une année où je travaille normalement, je frôle les 10 semaines de repos cumulés. Encore une fois, on se sent privilégiés et cela nous rappel que l’euro reste très avantageux par apport au livre turc.

Bon, mais sinon, on a aussi joué à UNO, écouté des histoires, regardé les paysages, mangé (en permanence), joué dehors pendant les pauses, joué avec les voisins (pour Palmyre)… etc.

🗺️ Étapes de notre traversée de la Turquie

🌸 Safranbolu, ville historique et capitale du safran

Après Istanbul, nous nous arrêtons quelques jours à Safranbolu qui, malgré la pluie, est une vieille ville très sympa avec ses anciennes ruelles, ses petits commerçants et ses artisans. Contrairement à Istanbul, les transports en commun se paient en argent liquide, or on n’a plus un rond en poche, seulement la carte bancaire. Une fois arrivés à la gare de bus, il ne nous restait plus qu’à marcher, avec nos sacs, pour rejoindre le centre historique, 2 km plus loin.

Malgré ce petit couac, on sent tout de suite que cette étape va nous plaire.

On profite de nos déambulations dans les ruelles pour s’acheter un couteau à 8 euros dans un atelier de ferronnerie traditionnel de la ville. Je râlais depuis 3 semaines d’avoir oublié d’emmener un couteau. Désormais cela m’évitera de mendier pour couper une pastèque ou du fromage (depuis plus de 3 semaines que je râle).

Côté logement, on a trouvé une chambre d’hôtes. Le gérant ne parle pas un mot d’anglais (et nous pas un mot de Turc) mais est extrêmement accueillant — c’est normal puisqu’il est Turc (encore la gentillesse des turcs !). Il a quand même traduit sur son téléphone de faire comme chez nous, et il nous a offert, à tous les trois, une paire de chaussettes, inquiet de nous voir déjeuner en tong et pieds nus. Encore quelqu’un qui s’occupe bien de nous.

Les fruits de son jardin sont délicieux. Il est couturier. Il nous montrera sa page Instagram, trop la classe. Il offrira à Palmyre un bandeau typique de la région. Au passage on se dira que la Turquie reste encore une terre d’artisanat. Chez lui, on se sent vraiment comme à la maison alors on prolonge notre étape pour rester deux jours pleins. Ça nous laisse le temps de visiter les alentours, dont un aqueduc, plutôt pas mal.

En repartant à la gare routière, en minibus cette fois, un homme plutôt âgé attendait pour cirer des chaussures. Son regard se posait sur les pieds des passants, dont les nôtres, alors qu’on est quasiment tous en baskets ou en chaussures en toile. Ce papy devrait clairement être à la retraite, on a eu un petit pincement au cœur quand il s’est mis à compter ses quelques billets en attendant le client, qu’on n’a malheureusement pas vu arriver.

 🏘️Amasya et ses tombes anciennes

À Amasya, on a profité des quasi 30 degrés en ce début octobre, pour visiter des tombes du IIIe siècle et admirer des vues sympas en montant sur les collines alentours. Encore une fois on nous offrira dessert et boissons dans un petit restaurant local. Ils avaient l’air très surpris de voir des étrangers.

🌆 Samsun, un grand week-end sur la côte de la Mer Noire

« On pourra aller voir le petit garçon et la petite fille ? » Quelle erreur d’avoir dit à Palmyre que nous allions loger chez une famille turque pour le week-end ! Elle nous en parlera toute la journée !
On évoque ce superbe week-end juste ici : Turquie en famille, rencontre avec une famille turque chaleureuse

🌊 Trabzon, courte étape sur la Mer Noire

Pour nous ce ne sera qu’une ville étape. On a quand même apprécié les rues piétonnes bondées, les toutes petites chaises pour boire son thé (ça fait très turc ça), les nombreux marchands de bijoux et surtout d’or. On avait eu une discussion avec notre hôte de Samsun sur ce sujet : les Turcs aiment l’or, notamment lors des mariages, il faut que ça brille ! Impressionnant le nombre de bijoux que tu peux mettre sur une jeune mariée.

🏁Départ pour la Géorgie

Voilà notre petit périple en Turquie se termine. Pour la suite du voyage, on hésite encore sur notre future destination : petite bourgade en bord de mer ou montagne isolée.

En Géorgie ça c’est sûr !

Quelques heures seulement avant de partir, et après avoir regardé la météo, on commence à avoir une idée…

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1 Commentaire
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Adrien
Adrien
9 mois il y a

Bisous à vous 3 les copains, profitez bien !

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