Nos découvertes de la Chine à Turpan

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Pourquoi faire une halte à Turpan :

Turpan est une ville à l’ouest de la Chine et une étape sur la route de la soie qui regorge de vestiges historiques (c’est ce qu’on nous a dit à l’hôtel de Yining). En plus, nous avions dans l’idée d’aller voir le désert de Gobi depuis le Kazakhstan. On avait même pensé passer par la Mongolie, mais on a un peu peur de l’hiver qui arrive. Turpan paraissait être la ville idéale pour se rapprocher du désert de Gobi.

Nous ne savions pas si nous pouvions y aller sur la journée, ni même si nous arriverions à y aller tout simplement. Mais avant de faire les vrais touristes, c’est à Turpan que nous nous acclimatons à la Chine.

La nourriture en Chine

L’importance de la street food chinoise :

C’est à Turpan que nous découvrons réellement la street food chinoise.

À peine arrivés à l’hôtel, on se rend compte que la rue est pleine d’étalages ambulants, aménagés sur des motos électriques, pour vendre des plats, des jus de grenade et d’oranges fraîchement pressés ou simplement des fruits.

On adore, et on en profite dès le premier soir. D’ailleurs, en Chine, la population cuisine énormément dans la rue, partout. Et les prix sont très abordables.

La vraie nourriture chinoise :

Avant de venir en Chine, on s’imagine que la nourriture sera comme dans les restaurants chinois de chez nous : ceux avec les buffets à volonté où l’on prend un dessert même après avoir mangé trois assiettes.

Pour le coup, la réalité est tout autre. En tout cas dans des villes comme Yining ou Turpan, où le tourisme occidental reste très marginal, voire quasi inexistant (nous avons croisé un seul Occidental pendant tout notre séjour dans ces deux villes, et on ne connaît personne qui soit parti en vacances à Yining ou à Turpan).

Turpan est une ville très touristique en saison (comprenez en ce moment c’est désert), mais cela reste du tourisme national. Du coup, on ne trouve que de la cuisine chinoise, vraiment très différente de nos goûts et de nos habitudes culinaires française. Surtout, les plats sont très, très, très épicés. On va se faire avoir plusieurs fois !

Contrairement à Yining (où peut-être nous avions eu de la chance), à Turpan, on a du mal à dénicher de la nourriture à notre goût. On finit toujours par trouver, même si on passe un vrai moment à errer autour de l’hôtel pour chercher du porc au caramel (tant rêvé de Sophie et que l’on n’a d’ailleurs jamais trouvé).

Un jour, on entre dans un petit restaurant qui semblait proposer des plats de spaghetti. À peine le temps de dire oui pour essayer un plat de pâtes que la dame met des pâtes froides dans un bol et ajoute une sauce extrêmement pimentée, pour finir avec un fond d’eau.

On s’est donc retrouvés avec une assiette de pâtes froides et de l’eau chaude à table ! (prix du plat…). C’est plus logique pour nous dans l’autre sens… Cette situation nous a fait rigoler. C’était sûrement très bon pour les locaux, mais immangeable pour nous, sauf Palmyre qui fera le plus d’efforts de nous trois. Ce n’est pas dans nos habitudes de laisser les plats, mais là, c’était vraiment compliqué.

Un autre jour, on essaiera des espèces de raviolis aux herbes (dumplings). Le goût nous a déplu, sauf à Palmyre qui s’est régalée.

Dans ces moments-là, je me demande si c’est vraiment ma fille et pas une petite Chinoise.

Finalement, on a réussi à trouver une petite cantine familiale, à deux pas de notre hôtel. On y a mangé plusieurs fois, c’était une valeur sûre.

Au bout de cinq jours, ils connaissaient nos habitudes (pas épicé et pas d’ail !). Bonne ambiance et une famille très sympa.

La base de l’alimentation reste le riz et les pâtes, mais cuisinés d’une façon assez différente de ce que nous connaissons en Europe, avec beaucoup de plats noyés dans l’eau. On mange avec des baguettes en rapprochant souvent sa bouche à quelques centimètres du bol, ce qui fait pas mal de bruit et nous a surpris au début, car on n’y est pas habitués, surtout dans un restaurant.

Finalement, on a même trouvé des desserts, toujours avec du riz et une cuillère en plastique : c’est la base ! C’est rare de trouver une vraie petite cuillère. Les Chinois utilisent bien des petites cuillères, mais elles sont presque toutes jetables.

Un autre point qui nous a interpellés en Chine est le fait de voir des personnes qui nous paraissaient très jeunes travailler, notamment dans la restauration ou les petits commerces. Beaucoup de jeunes semblent commencer à travailler assez tôt. Dans de nombreux lieux de restauration, l’ambiance est très familiale : les très jeunes enfants font leurs devoirs et les adolescents aident en cuisine ou au service.

Chine : pays du suremballage pour la nourriture (en dehors de la street food)

C’est à Turpan que nous faisons quelques courses pour la première fois. Pas pour cuisiner, car les plats sont bien trop abordables et les ingrédients des magasins trop différents de chez nous, mais pour se faire des petits-déjeuners à l’européenne (ceux des Chinois sont vraiment trop difficiles à avaler pour nous).

Pour ce qui est du contenu des magasins alimentaires, la frontière entre le Kazakhstan et la Chine marque un vrai tournant culturel : en Chine, tous les aliments se vendent en petites portions individuelles et suremballées (par exemple : les sachets de thé, les bonbons, les chocolats, la charcuterie bizarre, même les fruits…). Le prix est souvent affiché au poids.

L’avantage, c’est qu’on peut se faire plaisir et goûter plein d’échantillons. On a testé un tas de trucs plus ou moins bons gustativement. Exemple type : ils adorent ajouter de petites billes gélatineuses dans leurs boissons, yaourts, milkshakes… ou encore des fruits cryogénés. Pour la santé, on ne sait pas trop ce que ça donne.

Des rues silencieuses en Chine, ou presque :

C’est aussi à Turpan qu’on réalise que les véhicules qui circulent sont très silencieux, et pour cause : quasiment tout le monde se déplace en scooter électrique. Dans la ville, il y a même des voies spéciales pour eux. La plupart ont plein d’accessoires très utiles pour le froid, par exemple. Le nombre paraît vite impressionnant quand ils sont garés sur les trottoirs, la plupart sans antivol ; les zones sont suffisamment sécurisées.

Il y a bien sûr des voitures, dont énormément de taxis, mais la plupart sont aussi électriques. La Chine a sérieusement de l’avance dans le domaine. Du coup, on n’est vraiment pas habitués à ça : étant au Kazakhstan, le pays voisin, il y a quelques jours, on entendait arriver la plupart des vieilles bagnoles. Ici, il faut être vigilant pour traverser, car il n’y a aucun signal sonore, à part le bruit des roues sur le bitume.

En revanche, les Chinois aiment bien diffuser de la musique et des annonces vocales dans les rues. D’ailleurs, la plupart des magasins sont équipés de haut-parleurs, allumés en permanence pour faire des annonces ou des promos. Les rues sont donc globalement bruyantes, mais pas à cause des véhicules. L’air ne semble pas pollué, du moins si je compare à chez nous. Je ne pensais pas dire ça avant de venir en Chine.

Flâner et profiter des parcs en Chine, sans jeux pour enfants :

Fidèles à nos habitudes, on prend du temps pour flâner dans un parc de la ville, relativement proche de notre hôtel.

Comme à Yining, on s’étonne de ne trouver aucun jeu pour enfants, même pas une balançoire, rien ! On a trouvé des agrès pour les adultes, des tables de ping-pong, des bancs un peu partout, des personnes faisant du karaoké, mais pas d’aires de jeux pour enfants. On a demandé à l’hôtel, mais il semble que cela n’existe pas ici.

À défaut, on a vu des enfants utiliser le mobilier urbain de la ville pour s’amuser dehors : glisser sur des rambardes d’escaliers, jouer sur les agrès pour adultes. Tobogan typique que Palmyre aussi a aimé utiliser !

L’importance des jeux d’arcade en Chine :

À défaut de jouer au parc, les jeux d’arcade intérieurs semblent être très utilisés par les enfants en Chine : tir aux canards et mini casino version enfant (un peu comme un flipper : si la bille arrive dans le bon trou, plusieurs sont rendues, sinon c’est perdu !). Vous vous doutez bien qu’on y est allés faire un tour.

Le gérant d’une des salles d’arcade (on va appeler ça comme ça), hyper sympa, était ravi de nous voir débarquer et nous a même offert une partie, qui nous a tenu plus d’une heure. Palmyre a adoré. Du coup, on y est retournés deux jours après, et Palmyre a même gagné un petit cadeau (un truc bizarre avec des billes magnétiques pour faire des figures géométriques). Palmyre y a joué des heures, c’est son jouet favori.

Du coup, on culpabilise un peu : on se demande si elle ne manque pas de jouets (même si son petit sac à dos est déjà rempli de jouets).

Prolongation de notre séjour à Turpan

Nous avions juste réservé quelques nuits d’hôtel pour découvrir les lieux et nous laisser la possibilité de prolonger notre séjour sur place ou pas.

On pensait y rester trois, voire quatre jours, et au final, on prolonge deux fois la réservation de l’hôtel et nous y restons six jours complets. Parce qu’il y a beaucoup à faire, mais surtout parce que nous arrivons à téléphoner en visio avec nos proches (et on a peur que ce ne soit plus le cas ailleurs) et que l’enterrement de mon grand-père approche. En plus, on espère toujours aller voir le désert de Gobi !

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